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Notre lettre d'information

 

Travaux en cours L’action-recherche « Villes et vivre ensemble – La gouvernance locale de la cohésion sociale » entre dans sa phase « Action »

Lancée en 2015, l’action-recherche « Villes et vivre ensemble – La gouvernance locale de la cohésion sociale », menée en partenariat avec le CGET et onze communes et communautés de communes volontaires, s’engage dans sa troisième année et passe une nouvelle étape : celle de la contribution à la mise en œuvre de projets concrets.

Cette action-recherche vise à accompagner onze sites (Angers, Arras, Bordeaux, Clichy-sous-Bois, Creil, Garges-lès-Gonesse, Le Havre, Moulins Communauté, Strasbourg, Valenciennes Métropole, Villeurbanne) dans la mise en œuvre de leur « projet social », étant entendu comme l’alignement stratégique et opérationnel de toutes les politiques déployées localement pour développer le vivre ensemble. Ainsi, il s’agit d’identifier toutes les pistes opérationnelles de renforcement de la cohésion sociale, en s’attardant plus spécifiquement sur les questions de l’observation partagée, de la coopération entre acteurs, de la participation des habitants, de la territorialisation des politiques de cohésion sociale et leur articulation avec la politique de la ville.

>> En savoir plus sur la méthodologie de l’action-recherche « Villes et vivre ensemble – La gouvernance locale de la cohésion sociale »

 Dimension locale : lancement de la dernière étape

Après la première étape, axée sur la préparation de la démarche avec chaque Ville et intercommunalité participante, puis la deuxième étape, consistant en l’animation d’une réflexion opérationnelle avec chaque Ville et intercommunalité (réalisation d’entretiens et animation de groupes de travail dans chaque site, en interne et avec les partenaires, en fonction des sujets retenus localement), la troisième étape touche à sa fin. Cette dernière s’est traduite par une journée de restitution-débat dans chacun des onze sites autour des constats issus des premières visites et des pistes d’action identifiées.
Dans le cadre de l’étape 4, qui aura lieu de janvier à juillet 2017, une nouvelle série de visites permettra de poursuivre la démarche, dans le but de dégager des leviers pour la mise en oeuvre concrète des projets locaux.

 Dimension nationale : poursuite des travaux transversaux

La dimension nationale de l’action-recherche, consiste en des réunions régulières, appelées comités de pilotages, auxquelles participent des représentants des onze Villes et intercommunalités (élus et techniciens), ainsi que des représentants du CGET et pouvant associer des partenaires en fonction des sujets traités. Ces temps de travail visent à produire une réflexion collective opérationnelle sur des sujets transversaux.
En 2017, les prochains comités de pilotage seront l’occasion d’engager une réflexion sur deux nouveaux sujets : le territoire comme vecteur de transversalité et le passage de la coordination à la coopération entre acteurs.
Mais pour l’heure, le comité de pilotage de l’action-recherche qui se réunit le 8 novembre 2016 marque la fin des travaux concernant les deux premiers sujets transversaux, relatifs à l’observation partagée et la participation des habitants.

L’observation partagée
A l’issue de la première séance (1er juillet 2016), trois défis majeurs ont pu être identifiés pour permettre l’installation d’une démarche d’observation durable, pertinente et partagée sur le territoire. La séance du 8 décembre 2016 permettra de repérer des leviers d’action concrets pour répondre aux difficultés rencontrées par les Villes et intercommunalités face à ces défis.

  • Défi n°1 – construire une observation efficace et pertinente
    Comment dépasser la difficulté, voire l’impossibilité, d’obtenir des données adaptées aux phénomènes observés ? Comment intégrer l’observation au sein d’autres échanges ?
    Existe-t-il des indicateurs synthétiques capables de décrire les territoires ? Comment choisir les indicateurs les plus pertinents vis-à-vis des territoires, des publics et des politiques publiques observés ? Comment accorder une véritable place aux approches qualitatives ?
  • Défi n°2 – mobiliser tous les acteurs autour de l’observation
    Quels sont les leviers pour favoriser l’implication des élus, des cadres, des professionnels de terrain, des partenaires, des citoyens ? Comment rendre les diagnostics accessibles à tous ?
    Comment favoriser l’émergence d’une culture commune autour de l’observation ? Comment éviter l’empilement des diagnostics ?
  • Défi n°3 – faire de l’observation un levier de transformation de l’action publique
    Comment mieux problématiser les diagnostics ? Comment articuler l’observation des besoins, celle des ressources et l’évaluation des politiques publiques ?
    Comment intégrer l’observation dans la gouvernance ? Quelles sont les variables sur lesquelles les Villes et les EPCI peuvent agir ?


La place des habitants
A l’issue de la première séance, de nombreuses causes qui freinent la participation citoyenne ont pu être identifiées. Un travail de synthèse a permis d’en déterminer deux principales. La séance du 8 décembre 2016 se centrera sur la recherche de solutions à l’une d’entre-elles. Le choix de la cause à travailler sera effectué par les membres du groupe, en début de séance.

  • Les habitants ont des représentations négatives sur les instances et ne se sentent pas légitimes pour y participer.
    La défiance à l’égard des institutions et la faiblesse d’une culture de l’engagement dans la chose publique incitent les habitants à rester à l’écart des instances de participation.
  • La culture administrative et politique n’accorde que peu de légitimité à l’expertise des habitants.
    Le fonctionnement des institutions est inadapté aux démarches participatives.

En outre, une troisième cause se rattachant davantage aux outils de participation, a été évoquée. Son caractère plus technique que stratégique plaide cependant en faveur d’un traitement ultérieur.

  • Les instances sont excluantes car elles nécessitent la maîtrise de certains codes (procédures, vocabulaire). Les démarches participatives pâtissent d’un déficit de méthode et de cadrage, ce qui en amoindrit la portée et en favorise l’essoufflement.


>>En savoir plus sur la recherche-action « Villes et vivre ensemble – La gouvernance locale de la cohésion sociale »


Contact : Maud Gallay

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