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L’actualité

Evénement

Mediations 2020 : la voix des acteurs de toutes les médiations ( publié le 13-12-2019 )

Les médiateurs de tous pays se donnent rendez-vous à Angers, du 5 au 7 février 2020 pour le congrès international mediations2020 dont l’Odas est partenaire. Au-delà des conférences, ce congrès se veut être une plateforme d’échanges qui a pour but de (...)

Les médiateurs de tous pays se donnent rendez-vous à Angers, du 5 au 7 février 2020 pour le congrès international mediations2020 dont l’Odas est partenaire. Au-delà des conférences, ce congrès se veut être une plateforme d’échanges qui a pour but de renforcer les projets, de croiser les expériences et les bonnes pratiques entre les réseaux.

Par son approche multisectorielle unique, cet événement qui réunira près de 500 participants des cinq continents, vise à faire parler d’une voix commune les différents acteurs de toutes les médiations pour une reconnaissance plus forte de ce domaine en tant qu’acteur de la construction d’un projet de société nouveau.

 Dialogues et débats au cœur du congrès

Inspirée du principe de l’arbre à palabre, l’organisation des séances privilégiera le débat contradictoire entre les intervenants et le dialogue avec la salle. L’accent est mis sur la confrontation d’idées et de visions d’experts et influenceurs nationaux et internationaux, de dirigeants et décideurs des secteurs privé et public au travers des conférences. Le congrès proposera également aux citoyens de s’engager grâce à 2 conférences ouvertes au Grand public.

 Le mot du président du congrès, Hervé Carré

Nous vivons dans un monde en transition avec son cortège de conflits, de peurs, d’incertitudes ou de menaces. Les médiateurs sont des témoins sensibles de ces mouvements de fond. Ils en perçoivent les impasses mais aussi les potentialités. Ils ont déjà fait leurs preuves partout dans le monde, dans des domaines très divers, et selon des formules multiples.

Ces médiations sont des repères pour renforcer le vivre ensemble et le dialogue interculturel, défendre et construire de nouveaux droits, fluidifier les relations familiales, sociales et commerciales, améliorer la qualité des relations entre les citoyens et entre les citoyens et les institutions.

Médiations2020 est donc le congrès international qui donne les solutions concrètes et met en lien les partenaires pour réussir ce nouveau projet de société. Il offrira la possibilité de partager les expériences, les enseignements qu’en tirent les acteurs et les chercheurs provenant de tous les continents. Des intervenants de grandes renommées, issus d’une grande diversité d’origine, de pratiques et de secteurs, contribueront à une approche prospective afin de mieux appréhender le devenir de cette activité dont la dimension humaine doit être préservée.

​Nous avons hâte de vous accueillir à Angers, le 5, 6 et 7 février 2020.

Hervé Carré,
Président du congrès,
Président de l’AMCT

 Le programme

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Temoignage

Promouvoir une pédagogie de l’innovation ( publié le 02-12-2019 )

Cela fait 20 ans que l’Odas est engagé sur la question de l’innovation. Estelle Camus, chargée d’étude Autonomie et coordinatrice éditoriale d’Apriles et Joachim Reynard, responsable d’Apriles, nous pré- sentent l’engagement de l’observatoire en la (...)

Cela fait 20 ans que l’Odas est engagé sur la question de l’innovation. Estelle Camus, chargée d’étude Autonomie et coordinatrice éditoriale d’Apriles et Joachim Reynard, responsable d’Apriles, nous pré- sentent l’engagement de l’observatoire en la matière.

"Dès sa création, en 1990, l’Odas a constaté les nombreuses initiatives prises sur les territoires par des porteurs de projets très différents. Celles-ci étaient souvent génératrices de changement ou d’évolu- tions sociétales mais pour la plupart limitées géographiquement et dans le temps. Elles avaient donc du mal à se faire connaître et à essaimer. Nous constations aussi que, d’un territoire à l’autre, des actions similaires étaient lancées sans capitaliser sur les expériences menées ailleurs. En 1999, nous avons donc créé une première structure, le Réseau d’informations sur le développement social (RIDS), pour identifier les initiatives et faire connaître ce foisonnement. Avec la création d’Apriles, l’Agence des pratiques initiatives locales, en 2006, nous sommes allés plus loin en expertisant nous-mêmes les initiatives présentées.

Nous avons établi une quinzaine de critères qui nous semblent devoir répondre aux attendus du développement social local.Toutefois nous nous sommes interdit de donner un cadre trop strict - et donc réducteur - à l’innovation. C’est pour cela qu’on s’intéresse aussi à l’ingénierie de projets, aux méthodologies employées, aux dynamiques et à la transversalité générées.

Il existe d’autres réseaux qui font du recensement d’innovations, voire de l’expertise (l’Uncass ou le réseau des villes amies des aînés, par exemple), mais ils le font sur des champs spécifiques. Apriles est, elle, sur tous les secteurs de l’innovation sociale dès lors que celle-ci génère du développement local, social, écologique ou
économique.

Accessibles à tous, les fiches Apriles sont d’abord consultées par un vaste panel d’acteurs de l’action sociale et de l’économie sociale et solidaire qui va du cadre dirigeant jusqu’au travailleur social. Les universitaires, les médias, les élus et les étudiants constituent l’autre volet des visiteurs du site www.apriles.net.

Enfin, il peut nous arriver de porter nous-mêmes l’essaimage d’une innovation. C’est le cas pour la Journée Citoyenne que les lecteurs du Jas connaissent bien.

Le plus difficile, aujourd’hui, c’est le suivi dans le temps des innovations que nous avons expertisées. Certaines fiches sont amenées à disparaître parce qu’elles ne sont plus considérées comme de l’innovation mais sont entrées dans les pratiques courantes. Nous conservons parfois des fiches de projets inactifs lorsque nous estimons que les résultats obtenus étaient pro- metteurs ou que la méthodologie reste inspirante.

LE CARREFOUR DES INNOVATIONS
Depuis sa création, Apriles a toujours eu à cœur de diffuser librement et au plus grand nombre les actions expertisées afin de faciliter la mutualisation des connaissances. C’est pour cette raison que l’Odas est devenu l’un des premiers partenaires du Carrefour des innovations sociales (CIS) lancé ce 25 novembre. Ce partenariat favorisera également notre visibilité.

À la fois plateforme numérique coopérative et moteur de recherche dédiés à l’innovation sociale, le Carrefour a pour objectifs de recenser collectivement et de manière experte toutes les innovations sociales, les décrire, les localiser et faciliter les mises en contacts. Il allie la puissance du collectif a celle du numérique pour permettre aux bonnes pratiques d’essaimer. Initié par le Commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET) et La Fonda, il met en commun les innovations sociales repérées et expertisées par quelque 70 structures (Banque des Territoires, le Groupement National des Initiatives et Acteurs Citoyens, le Réseau Rural Français, la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne, etc.).

L’Odas, à travers Apriles, a été associé dès le départ à sa création et fait partie de la dizaine d’organismes qui le copilotent. Ce Carrefour des innovations sociales se caractérise par son approche très collective qui permet de susciter une culture commune de l’innovation. À terme, s’ajouteront des ateliers destinés aux utilisateurs du site afin de les aider à se saisir des initiatives présentées pour développer cette culture sur leurs territoires.

LABORATOIRE DE L’AUTONOMIE
Un autre champ d’innovation, cette fois directement porté par l’Odas, est le Laboratoire de l’autonomie. Il s’agit d’une extension d’Apriles qui capitalise sur une thématique pour laquelle nous avons une expertise pointue, celle de l’autonomie. Ce champ de l’autonomie a été marqué à la fois par de nombreuses expérimentations, mais aussi par de multiples changements législatifs et réglementaires. Nous avons donc choisi de créer une plateforme spécifique à cette question avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Un premier champ d’expertise, consacré à l’habitat inclusif, a été défini avec la CNSA pour accompagner l’entrée en vigueur de la loi Élan. Nos premières fiches seront donc consacrées à ce sujet. Après avoir fait remonter près de 200 contributions, une trentaine de projets a été retenue pour lesquels nous menons actuellement des expertises sur le terrain : rencontre des initiateurs, des salariés, des bénéficiaires, des partenaires financiers et opérationnels...

Le site du Laboratoire de l’autonomie est en cours de développement et sera intégré à la plateforme de l’Odas début 2020. Le laboratoire sera d’ail- leurs lui aussi membre à part entière du Carrefour de l’innovation sociale. De plus, si l’Odas n’a pas vocation a être un cabinet de conseil, cette expertise de l’innovation nous aide à accompagner nos adhérents dans leurs projets.

EN CONCLUSION
Porter une pédagogie de l’innovation, tant auprès des acteurs nationaux que locaux est plus que jamais nécessaire. En effet, les marges de créativité laissées aux acteurs semblent se réduire. Les financeurs institutionnels sont dans des logiques d’appel à projets qui répondent d’abord à leurs priorités. La tyrannie du risque zéro limite les prises de risque inhérentes à l’innovation. Dans le champ de l’action sociale, les initiatives les plus intéressantes naissent souvent dans les marges de la réglementation ou par dérogation à celle-ci. Il n’y a qu’en redonnant de l’air aux acteurs et qu’en diffusant cette culture de l’innovation sur les territoires que nous pourrons voir émerger et se développer les initiatives les plus prometteuses de trans- formation sociale."

Article rédigé par le Journal des acteurs sociaux dans son numéro de novembre 2019.

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Offres de stage

Rejoignez l’Odas ( publié le 25-11-2019 )

L’Odas recherche deux stagiaires : Un.e chargé.e d’études stagiaire sur la recherche-action « Protection de l’enfance et soutien éducatif », et un chargé de repérage et expertise d’innovations sociales stagiaire. Le premier poste est à pourvoir début (...)

L’Odas recherche deux stagiaires : Un.e chargé.e d’études stagiaire sur la recherche-action « Protection de l’enfance et soutien éducatif », et un chargé de repérage et expertise d’innovations sociales stagiaire. Le premier poste est à pourvoir début 2020, le deuxième dès que possible.

>Télécharger l’offre chargé.e d’études stagiaire sur la recherche-action « Protection de l’enfance et soutien éducatif »

> Télécharger l’offre chargé de repérage et expertise d’innovations sociales stagiaire

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Innovation

Lancement du Carrefour des Innovations Sociales ( publié le 25-11-2019 )

A l’occasion de la Semaine de l’Innovation Publique et du Mois de l’Economie Sociale et Solidaire découvrez le Carrefour des Innovations Sociales ! Depuis sa création, Apriles, l’Agence des pratiques et initiatives locales de l’Odas, a toujours eu à (...)

A l’occasion de la Semaine de l’Innovation Publique et du Mois de l’Economie Sociale et Solidaire découvrez le Carrefour des Innovations Sociales ! Depuis sa création, Apriles, l’Agence des pratiques et initiatives locales de l’Odas, a toujours eu à cœur de diffuser librement et au plus grand nombre les actions expertisées afin de faciliter la mutualisation des connaissances. C’est pour cette raison que l’Odas est devenu l’un des premiers partenaires du Carrefour des innovations sociales (CIS) lancé ce 25 novembre.

 Quand les innovations se rencontrent, les idées circulent.

Partout en France, des hommes et des femmes conçoivent et portent des solutions aux défis de la transition écologique, du développement économique local, de la solidarité, du renforcement de notre démocratie…

Les initiatives sont locales ; ce sont des associations, des entreprises sociales, des collectifs etc. qui les portent, mus par un soucis d’utilité. Ils expérimentent, testent et développent des réponses à des besoins sociaux émergeants ou mal satisfaits, ils accompagnement les territoires et les acteurs publics dans leur nécessaires transformation.

L’innovation sociale est foisonnante et riche de promesses mais elle est dispersée ; elle manque de visibilité et perd en impact ; elle peine encore à s’organiser et à influencer nos décideurs et nos politiques publiques.

C’est pourquoi, nous avons décidé de créer Le Carrefour des innovations sociales. Une plateforme numérique coopérative et un moteur de recherche dédiés à l’innovation sociale.

Notre objectif : recenser collectivement et de manière experte toutes les innovations sociales, les décrire, les localiser et faciliter les mises en contacts.

Résultat : des milliers de projets valorisés, une communauté inédite d’acteurs de l’innovation sociale, une capacité d’action encore jamais vu !

 Une plateforme au service de l’innovation sociale

A la fois plateforme numérique coopérative et moteur de recherche dédiés à l’innovation sociale, le Carrefour a pour objectifs de recenser collectivement et de manière experte toutes les innovations sociales, les décrire, les localiser et faciliter les mises en contacts. Il allie la puissance du collectif a celle du numérique pour permettre aux bonnes pratiques d’essaimer.

Initié par le Commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET) et La Fonda, il met en commun les innovations sociales repérées et expertisées par quelque 50 structures (Banque des Territoires, le Groupement National des Initiatives et Acteurs Citoyens, le réseau Rural Français, la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne, etc.).

L’Odas, à travers Apriles, a été associé dès le départ à sa création et fait partie de la dizaine d’organismes qui le copilotent. Ce Carrefour des innovations sociales se caractérise par son approche très collective qui permet de susciter une culture commune de l’innovation. À terme, s’ajouteront des ateliers destinés aux utilisateurs du site afin de les aider à se saisir des initiatives présentées pour développer cette culture sur leurs territoires.

42 actions expertisées par Apriles y sont déjà en ligne. D’ici quelques mois, l’ensemble des 350 actions Apriles y apparaitront.

Événements de lancement du Carrefour des Innovations Sociales auprès du grand public

À l’occasion du Mois de l’ESS et de la Semaine de l’Innovation publique, le Carrefour des Innovations Sociales vous invite à participer aux événements de lancements de la plateforme coopérative dédiée à l’innovation sociale ! Au programme :

  • Forum de l’ESS de la ville de Sceaux - Samedi 23 novembre 2019 de 13h à 19h
  • Semaine de l’Innovation publique (Paris, Ségur) - 25 novembre 2019 de 10h à 13h
  • Semaine de l’Innovation publique (Lille) - 26 novembre 2019 de 14h à 17h
  • Semaine de l’Innovation publique (Ségur) - 27 novembre 2019 de 16h à 18h30
  • 5ième Conférence sur les actifs immatériels territoriaux - 28 novembre 2019 de 14h à 17h00

> Télécharger le programme complet des Événements de lancement du Carrefour des Innovations Sociales auprès du grand public

> Télécharger la plaquette de présentation du carrefour des innovations sociales

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Tribune Odas

Les maires peuvent nous protéger du populisme ( publié le 21-11-2019 )

Alors que le congrès des maires se déroule cette semaine, dans une période de très grande incertitude sur l’avenir de notre modèle de société, l’Odas invite, dans une tribune publiée par le Huffington Post, à une relecture urgente de la devise (...)

Alors que le congrès des maires se déroule cette semaine, dans une période de très grande incertitude sur l’avenir de notre modèle de société, l’Odas invite, dans une tribune publiée par le Huffington Post, à une relecture urgente de la devise républicaine, rappelant le rôle incontournable des maires et élus locaux, bâtisseurs de fraternité.

Chacun prend la mesure quotidiennement de la fragilité de notre cohésion nationale, avec des fractures qui s’aggravent, des discours qui se durcissent, des solidarités qui se délitent. Le désordre est donc considérable, et les obstacles pourraient paraître infranchissables, sauf à considérer que le découragement n’est plus de mise lorsqu’il s’agit de l’essentiel : rétablir une ambition collective apte à revitaliser liens sociaux et repères collectifs.

La relecture urgente de la devise républicaine
C’est cette exigence qui redonne tout sa portée au pacte républicain dans ses trois dimensions. Instaurée en 1848, la devise de la République avait eu le mérite de traduire en peu de mots une relation dialectique complexe entre des choix souvent perçus comme incompatibles.

Parce que l’excès de liberté peut nuire à l’égalité et parce que l’excès d’égalité peut nuire à la liberté, la fraternité s’impose comme une indispensable synthèse. Celle qui rappelle à tous que la liberté et l’égalité doivent trouver leurs limites respectives dans l’indispensable reconnaissance d’une dépendance mutuelle. Pourtant, la fraternité a longtemps été négligée, parce que perçue seulement comme une valeur de rassemblement entre gens qui se ressemblent ou comme une aspiration de type caritatif. Mais aujourd’hui, avec la perception croissante de la vulnérabilité de nos sociétés, la fraternité peut retrouver toute sa portée en projetant la liberté et l’égalité vers le rassemblement des volontés et non pas vers leur éparpillement suicidaire.

Cette aspiration à une société plus fraternelle est d’ailleurs désormais partagée par tous ceux qui voient dans la progression de l’indifférence, de l’intolérance et de la haine le terreau du déclin démocratique. La réapparition du mot “fraternité” dans le débat public et dans les médias montre bien que le concept entre dans l’actualité. C’est un signe positif, à condition que la fraternité ne devienne pas un nouveau gadget, mais qu’elle se concrétise dans une démarche d’envergure apte à induire de vrais changements.

Les maires, bâtisseurs de fraternité
Tous les grands chapitres de la vie en commun doivent en effet être repensés, qu’il s’agisse de la citoyenneté, de la solidarité, de la vie démocratique. Avec la volonté de s’appuyer partout sur les dynamiques qui relient et qui se multiplient dans notre pays.

Citons notamment un mouvement qui prend une ampleur considérable, celui des “journées citoyennes”, dont personne ne parle au niveau national, et qui concerne dorénavant près de 2000 communes dont certaines de grande taille comme Angers, Mulhouse ou Troyes notamment. Durant toute une journée, les habitants de ces communes réalisent des projets communs, allant de la réhabilitation de bâtiments à la création de nouveaux équipements, avec l’envie de “faire ensemble pour mieux vivre ensemble”.

C’est là qu’apparaît le rôle incontournable des maires, souvent initiateurs de ces promesses d’un monde apaisé. C’est la raison pour laquelle il y a dix ans j’avais écrit un livre intitulé “Pour une République des maires”, afin de démontrer que si la liberté et l’égalité sont principalement du ressort de l’Etat, la fraternité est l’affaire des maires. C’est l’évidence même. Car si la définition des droits et des dispositifs sociaux doivent être identiques sur l’ensemble du territoire, la construction des liens et des repères repose sur les forces vives des territoires.

Une redéfinition indispensable de la décentralisation
C’est d’ailleurs en s’appuyant sur cette lecture de la décentralisation que l’on pourra mettre fin au processus d’assèchement de la décentralisation engagé ces dernières années. C’est vrai sur le terrain des responsabilités et des finances communales, de plus en plus encadrées, mais c’est aussi vrai sur le terrain de l’intercommunalité qui, dans sa déclinaison actuelle avec la loi NOTRe, est particulièrement destructrice. On ne voit d’économies que dans le regroupement des compétences, au détriment du respect de la proximité qui seule peut favoriser la production de liens. Moins de régions, moins de cantons, moins de communes aboutissent à moins de fraternité. Et tout naturellement, l’effritement du pouvoir des élus se fait au profit de la technocratie et des normes qui précipitent nos concitoyens dans le rejet du politique.

C’est donc bien en redécouvrant l’intérêt de la décentralisation dans la reconstruction de la cohésion nationale que l’on pourra dresser un argumentaire implacable contre ceux qui n’ont de cesse de fragiliser la démocratie locale. Pour éclairer à nouveau notre destin collectif, il est grand temps de libérer les maires des entraves qui les empêchent de développer la citoyenneté, la coopération des acteurs et la mobilisation de toutes les énergies. C’est une condition fondamentale pour retrouver le vrai sens de l’action politique : ne pas s’en servir pour réagir aux émotions, mais bien au contraire pour redonner du sens commun. Et sur ce terrain-là, rien ne remplacera jamais le labeur des élus locaux.

> Lire la tribune sur le site du Huffington Post

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Citoyenneté

La mobilisation citoyenne est déclarée ! ( publié le 08-11-2019 )

"Comment développer la citoyenneté des habitants ? Qu’est-ce qui fait que l’on se sent citoyen ? Ces questions sont au cœur des politiques publiques, en réponse à des phénomènes qui fragilisent notre société : baisse du bénévolat et montée de (...)

« Comment développer la citoyenneté des habitants ? Qu’est-ce qui fait que l’on se sent citoyen ? Ces questions sont au cœur des politiques publiques, en réponse à des phénomènes qui fragilisent notre société : baisse du bénévolat et montée de l’individualisme, forte abstention aux élections, fractures sociales, ethniques, méfiance vis-à-vis « du politique », etc. Les collectivités ont compris qu’elles ont un rôle important à jouer sur ces questions. Elles refusent d’en rester au constat et au diagnostic de la fracture sociétale, et multiplient les initiatives pour « faire société ». » Le CNFPT consacre un large dossier à la mobilisation citoyenne. Il y est notamment question de la Journée citoyenne et des travaux de l’Odas sur la citoyenneté. Extraits et interview vidéo de Dider Lester, directeur de l’Odas...

"Les actions des collectivité ont le mérite de montrer que la bonne idée est souvent la plus simple : financer une bonne part du permis de conduire en échange de temps donné à une association ; faire participer tous les habitants à la vie de la cité, y compris les étrangers, citoyens de résidence ; proposer à la population de se retrousser les manches une journée par an pour réaliser un chantier d’intérêt public ; organiser des évènements dans toute la ville pour interroger le rapport de chacun à la citoyenneté ou développer le service civique pour les jeunes. Leur point commun ? Tenter de créer un déclic pour que chacun sorte de sa position d’usager et comprenne qu’il est acteur de la cité.

 Richwiller (68) Citoyens, à vos truelles et balais

En 2008, Fabien Jordan, maire de Berrwiller, lance les Journées citoyennes : une journée où toute la population est invitée à se retrousser les manches pour améliorer l’espace public. Vincent Hagenbach, maire de Richwiller, est un voisin et un ami. « Fabien m’a un peu taquiné sur le sujet, alors j’ai décidé de relever le défi. C’était plus compliqué chez nous car nous n’avons pas l’esprit village, comme à Berrwiller. » Grâce à la mobilisation de Jean-Yves Roudaut, responsable des services techniques et des dix agents de la mairie, la greffe a pourtant bel et bien pris. « On l’évoque rarement, mais les Journées citoyennes exigent énormément de préparation. » Richwiller vient de souffler la bougie de la dixième Journée citoyenne, avec 590 participants, dont 50 enfants, sur 3 700 habitants. Dix années de mobilisation qui ont permis d’amorcer la remise en état des 12 bâtiments communaux, le nettoyage de tout le parc de poteaux incendie, le fleurissement de la ville, la construction d’un perchoir pour les cigognes, etc.

Les Journées citoyennes sont parmi les plus belles que j’ai vécues en tant que maire. C’est véritablement un moment unique. Tout le monde se rassemble pour un projet d’intérêt commun, à l’opposé des logiques de rupture et d’affrontement quel’on peut retrouver ailleurs. Les habitants redeviennent propriétaires de l’espace public, dans un esprit de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce jour-là, on est libre de participer ou pas, tout le monde est à égalité et solidaire les uns des autres. Je n’ai que de belles histoires à raconter. Comme ce jeune que j’ai surpris un jour en train de taguer un mur, et que j’ai invité à venir décorer un mur avec ses copains, ou encore la fierté des agents, qui voient leur travail pour une fois valorisé et reconnu. L’échelle communale est à mon avis le meilleur niveau pour nourrir la citoyenneté et le désir d’agir ensemble.

Vincent Hagenbach, maire de Richwiller

 Journée citoyenne : de la « fabrique de biens » à la « fabrique de liens »

Parce que notre société souffre d’une « pauvreté relationnelle » et d’un affaiblissement des liens collectifs, l’Observatoire nationale de l’action sociale (ODAS) essaime depuis 2015 l’initiative des « journées citoyennes », née à Berrwiller en Alsace. En 2019, près de 2000 communes ont participé à l’évènement.
« C’est indéniablement la responsabilité des pouvoirs locaux de passer de la « fabrique de biens » à la « fabrique de liens ». Cette évolution est fondamentale : comment l’ensemble des politiques locales peuvent-elles contribuer au tissage du lien social et à la construction de repères plus collectifs ? », s’interrogeait Didier Lesueur, directeur général de l’Observatoire national de l’action sociale (ODAS) en 2016 lors d’une audition du Conseil économique et social (CESE) (*).

Dressé il y a trois ans, le constat a gardé son actualité. « Notre société a perdu le goût de l’autre. Nous sommes davantage dans des logiques de « place de l’individu dans la société » et moins dans la question de comment peut-on faire société ? ». La perte de l’horizon collectif faisant le lit du malaise social : isolement, repli sur soi, pauvreté relationnelle, fractures sociales.

Les collectivités territoriales ne sont pas restées inertes face à ce constat. En 2008, Fabian Jordan, le maire de Berrwiller, un village alsacien de 1200 habitants, a l’idée de créer une journée citoyenne. Un jour par an, les citoyens sont invités à se serrer les coudes pour des travaux d’utilité publique : nettoyer la ville, repeindre un mur, rénover un local ou tout autre projet d’intérêt local, etc. L’objectif visé étant double : réaliser des travaux que la commune a du mal à mener à bien, faute de bras, mais surtout redonner aux citoyens le goût de l’action collective.

2000 communes en 2019
En 2015, l’ODAS, soutenue par l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalités (AMF), décide de porter l’essaimage des journées citoyennes sur tout le territoire français. Elle met en place un réseau d’ambassadeurs pour promouvoir l’action auprès des communes, ainsi qu’un réseau des Villes organisatrices de journées citoyennes pour partager les expériences. Des outils méthodologiques et de communication sont mis à disposition pour faciliter la mise en œuvre des journées.

Une politique qui porte ses fruits. Jusqu’en 2014, les journées citoyennes étaient un phénomène essentiellement alsacien avec 49 communes organisatrices dans la région. En 2015, on passe à 249 communes, puis plus de 700 en 2016, un millier en 2017, plus de 1500 en 2018 et pas loin de 2000 communes en 2019 sur l’ensemble du territoire français.

Des villes comme Angers en ont fait un temps fort, en jouant à fond la carte participative avec un appel à projets. En 2019, pour la cinquième édition des JC angevines, les Angevins ont ainsi pu participer à une « Clean Walk des super héros » (nettoyage des rues version bal costumé), à une vaste opération de ramassage de mégots, un rallye chasse au déchets, etc.

Au fil des années, les journées citoyennes ont diversifié leurs interventions, investissant tour à tour le champ de l’embellissement de la ville (fleurissement), la solidarité (intergénérationnelle, face au handicap, etc.), le développement durable, à l’instar de Saint-Nazaire-en-Royans, qui a cette année planté des espèces mellifères pour préserver les abeilles…

Avec un succès indéniable. A ce jour, aucune ville ayant déployé une année une JC n’est revenue sur cette initiative…Les premières éditions ne sont jamais les dernières.

* dans le cadre d’une saisine intitulée « combattre l’isolement social pour plus de cohésion et de fraternité ».

 3 questions à Didier Lesueur, directeur général de l’Odas

Consulter l’ensemble du dossier Cnfpt sur la mobilisation citoyenne.

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Événement - Autonomie

Conférence « Cuture et handicap sur le chemin de la citoyenneté », le 4 novembre 2019 à La Croix-Valmer ( publié le 22-10-2019 )

Le 4 novembre 2019 l’ADAPEi du Var-Méditerranée, l’Odas et l’association Culture et Fraternité, avec le soutien du Conseil départemental du Var et du Journal des acteurs sociaux, organisent une conférence sur le thème "Culture et handicap - sur le (...)

Le 4 novembre 2019 l’ADAPEi du Var-Méditerranée, l’Odas et l’association Culture et Fraternité, avec le soutien du Conseil départemental du Var et du Journal des acteurs sociaux, organisent une conférence sur le thème « Culture et handicap - sur le chemin de la citoyenneté ».

Dans une société où la défiance caractérise trop souvent les relations entre les habitants, il n’est pas étonnant de voir perdurer une image dévalorisante des personnes han- dicapées. il est donc plus nécessaire que jamais de montrer l’apport considérable que ces personnes peuvent avoir dans tous les aspects de la vie collective et tout particulière- ment ceux ayant trait à la culture. C’est l’ambition de cette conférence, en montrant, à travers la présentation de bonnes pratiques, ce qu’il est possible de faire, afin de s’interroger sur les modalités d’une diffusion de ces initiatives et de leur promotion.

>>Télécharger le programme

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Événement - Citoyenneté

Saint-Jean-de-Maurienne célèbre dix ans de politique du vivre ensemble ( publié le 22-10-2019 )

Début octobre, à l’occasion de la semaine Intergénérationnelle (Semaine bleue) lors de laquelle se sont déroulé de nombreuses activités visant à favoriser les liens entre générations et à valoriser la place des aînés dans la cité, Saint-Jean-de-Maurienne (...)

Début octobre, à l’occasion de la semaine Intergénérationnelle (Semaine bleue) lors de laquelle se sont déroulé de nombreuses activités visant à favoriser les liens entre générations et à valoriser la place des aînés dans la cité, Saint-Jean-de-Maurienne fêtait les 10 ans des Ateliers nationaux du vivre ensemble en présence de l’Odas.

« Nouvellement élu, je prenais toute la mesure des attentes des habitants de Saint-Jean-de-Maurienne qui me disaient « Monsieur le Maire faites que l’on puisse se rencontrer » », témoigne le maire Pierre-Marie Charvoz. Il était donc évident pour Saint-Jean-de-Maurienne d’accueillir le 4 décembre 2009 les premiers ateliers nationaux du vivre ensemble organisés par l’Odas, inaugurant ainsi le « Tour de France » du Vivre-Ensemble qui s’est poursuivi dans les villes de Besançon, Bordeaux, Quimper, Saint-Priest, Valenciennes… Avec pour ambition d’impulser un vrai changement de mentalité, de favoriser l’engagement citoyen et de mieux fédérer les acteurs locaux. A cette occasion, le maire annonçait la prochaine mise en place d’un « conseil municipal intergénérationnel » en lieu et place d’un « conseil des jeunes » et Fabian Jordan, maire de Berwiller (Haut-Rhin), rappelait l’intérêt d’une action menée par les citoyens eux-mêmes : la réalisation devient œuvre collective, tous se l’approprient et la préservent.

Que de chemin parcouru depuis, avec notamment la transformation de la semaine bleue en semaine inter-âges, l’organisation chaque année de la Journée citoyenne, l’accueil du tour de France par de nombreux habitants bénévoles et autant d’actions visant à « inciter la coopération, l’entente, le partage d’un but commun, pour favoriser le vivre ensemble ».

Pour fêter ces dix ans de politique du vivre ensemble, vendredi 4 octobre, la municipalité conviait les habitants à un après midi d’échanges, ponctué par les interventions de Fabian Jordan (maire de Berrwiller, président de Mulhouse Alsace Agglomération et créateur de la journée citoyenne) et de Jean-Louis Sanchez (délégué général de l’Odas). « S’il est vrai que le vivre ensemble est une bataille qui n’est jamais gagnée, soulignait le maire, cette rencontre anniversaire sonne telle une victoire et encourage notre politique volontariste du renforcement de la citoyenneté et du lien social. Maintenant, il faut aller plus loin encore sur les objectifs que nous nous sommes fixés : renforcer les solidarités de voisinage, lutter contre l’indifférence, contre le repli sur soi et la peur des autres, mieux se comprendre pour mieux vivre ensemble, favoriser le dynamisme inter-associatif et intergénérationnel ».

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Journée citoyenne

Il favorise l’engagement des citoyens. Portrait de Fabien Jordan dans « Maires de France » ( publié le 15-10-2019 )

Dans son numéro de septembre 2019, le magazine Maires de France consacrait deux pages au portrait de Fabian Jordan, créateur de la Journée citoyenne, maire de Berrwiller et président de Mulhouse Alsace agglomération. L’Odas porte, depuis 2015, (...)

Dans son numéro de septembre 2019, le magazine Maires de France consacrait deux pages au portrait de Fabian Jordan, créateur de la Journée citoyenne, maire de Berrwiller et président de Mulhouse Alsace agglomération. L’Odas porte, depuis 2015, l’essaimage de cette action organisée par près de 2000 communes de toute la France en 2019.

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Citoyenneté

Place des aînés dans la cité : l’Odas intervient à Saint-Denis à l’occasion de la semaine bleue ( publié le 15-10-2019 )

Pour la Semaine nationale des retraités et personnes âgées (semaine bleue), du 2 au 14 octobre, Saint-Denis était mobilisée autour du thème « Droit de cité ! ». A travers expositions, spectacles, ateliers,... cet événement rassemblait les Dionysiens (...)

Pour la Semaine nationale des retraités et personnes âgées (semaine bleue), du 2 au 14 octobre, Saint-Denis était mobilisée autour du thème « Droit de cité ! ». A travers expositions, spectacles, ateliers,... cet événement rassemblait les Dionysiens autour des enjeux de l’accompagnement et de la valorisation des ainé.e.s dans la ville. A cette occasion l’Odas animait une conférence débat le 2 octobre sur le thème « le retraité : une chance pour la cité ».

Aujourd’hui, et c’est nouveau dans notre histoire, la fin de l’activité professionnelle ouvre un nouveau temps de la vie dont la durée n’a cessé de s’allonger ces trente dernières années. « Retraite » et « vieillesse » ne peuvent plus être confondus, ce que l’Odas résume par la formule « les ainé.e.s ont moins besoin d’être aidés que d’aider ». Didier Lesueur, directeur général, proposait une lecture de cette transformation sociale et du potentiel extraordinaire qui en résulte pour la cité et pour notre pays.
Une intervention qui fait écho à la recherche action que mène l’Odas sur ce sujet avec plusieurs communes sur le thème de « La place des aînés dans la cité ».

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