Vous cherchez
une publication ?

Notre lettre d'information

 

L’actualité

Événement

11es Assises nationales de la protection de l’enfance - les 28 et 29 juin 2018 à Nantes ( publié le 28-02-2018 )

Comme chaque année, l’Odas est le principal partenaire du Journal des acteurs sociaux dans l’organisation des désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée les 28 et 29 juin 2018 à Nantes, en collaboration avec (...)

Comme chaque année, l’Odas est le principal partenaire du Journal des acteurs sociaux dans l’organisation des désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée les 28 et 29 juin 2018 à Nantes, en collaboration avec le conseil départemental de Loire Atlantique, cette onzième édition aura pour thème : « Dans la famille “jeprotègelenfant" je voudrais… Tous ceux qui répondent à ses besoins ».
Partir des besoins de l’enfant pour mieux évaluer sa situation puis mieux l’accompagner semble une évidence, mais ce n’est pas si simple à mettre en oeuvre. Cela requiert de pouvoir les évaluer en fonction de contextes toujours singuliers. Cela implique de mieux identifier et de mieux valoriser les ressources des diverses familles (qu’elles soient de sang ou de coeur) qui entourent – ou sont susceptibles d’entourer – l’enfant. Et pour y parvenir, dans un contexte suscitant d’importantes tensions et diverses formes de découragement, les institutions doivent donner l’exemple en inventant de nouveaux modes de coopération.

Les modes de vie et configurations familiales ont considérablement évolué ces dernières années en même temps que l’univers socio-économique, juridique, environnemental ou technologique. Les repères éducatifs en sont bouleversés. Chacun mesure donc aujourd’hui l’urgence d’une adaptation des pratiques professionnelles pour mieux accompagner les jeunes et leurs parents.

C’est pourquoi, la loi du 14mars 2016 a explicitement placé la notion de besoins de l’enfant au coeur de l’approche de notre politique de protection de l’enfance. Cela appelle un changement de paradigme pour transformer les regards sur la parentalité et l’environnement de l’enfant. Avec pour conséquence de réformer les pratiques en matière d’évaluation des besoins de l’enfant (en prévention comme en protection), en matière de travail avec l’enfant lui-même, les parents et/ou les autres acteurs éducatifs autour de l’enfant, et en ce qui concerne les modes de coopération entre institutions.

Il faut donc maintenant préciser les modalités de cet indispensable changement et les moyens d’y parvenir dans un contexte difficile sur les plans financier et institutionnel.

C’est ce que propose de faire la 11e édition des Assises nationales de la Protection de l’Enfance avec l’ambition de contribuer à bâtir une protection de l’enfance 3.0, prometteuse pour les enfants, motivante ou re-motivante pour ceux dont c’est le métier, et mobilisatrice pour les autres dont c’est aussi la responsabilité.

>>Télécharger le programme

Pièces Jointes : ( cliquez pour télécharger )

En savoir plus

Lutte contre la pauvreté

Plan pauvreté : l’Odas prend part à la concertation ( publié le 31-01-2018 )

Dans le cadre de la concertation lancée par le gouvernement au sujet de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, l’Odas a été sollicité pour apporter sa contribution au groupe de travail « Piloter la lutte (...)

Dans le cadre de la concertation lancée par le gouvernement au sujet de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, l’Odas a été sollicité pour apporter sa contribution au groupe de travail « Piloter la lutte contre la pauvreté à partir des territoires ». Dans un contexte de mise en œuvre de la réforme territoriale, cette démarche pourrait permettre de réaffirmer le rôle majeur des acteurs locaux en matière de cohésion sociale.

Nommé délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, Olivier Noblecourt a été chargé dans un premier temps de conduire une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés au plan national et local autour de six groupes de travail thématiques : « Eradiquer la pauvreté des enfants », « Prévenir la vulnérabilité des jeunes et favoriser leur insertion », « Développer l’accompagnement global et les leviers de prévention de la pauvreté », « Accès aux droits et aux services, lutte contre le non recours », « Un accompagnement renforcé dans la lutte contre l’exclusion » et « Piloter la lutte contre la pauvreté à partir des territoires ».

L’Odas a été sollicité pour apporter son expertise au sein de ce dernier, présidé par Joëlle Martinaux (présidente de l’UNCCAS) et Mathieu Klein (président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle), qui remettront un rapport sur le sujet.
Afin de faciliter l’authenticité des propos, le contenu des échanges doit rester la propriété du groupe. Prévu pour mars, le rapport devrait rendre compte de la richesse des débats, tout en s’appuyant sur les nombreux travaux déjà produits à ce jour sur le sujet.

Pour alimenter la réflexion, l’Odas a d’ores et déjà mis à la disposition du groupe son rapport « Développement social : les départements à l’épreuve du réel », ainsi que celui sur« Les villes et le lien social ». Le contenu du rapport en voie d’achèvement,« Villes et vivre ensemble – La gouvernance locale de la cohésion sociale », sera également mis à disposition.

En savoir plus

Audition

L’Odas auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat ( publié le 31-01-2018 )

Le 17 janvier, Jean-Louis Sanchez, délégué général de l’Odas, a été reçu par la commission des affaires sociales du Senat, a la demande de son président Alain Milon, sénateur du Vaucluse. Auditionné durant prés de deux heures, il a pu présenter les (...)

Le 17 janvier, Jean-Louis Sanchez, délégué général de l’Odas, a été reçu par la commission des affaires sociales du Senat, a la demande de son président Alain Milon, sénateur du Vaucluse. Auditionné durant prés de deux heures, il a pu présenter les constats et propositions de l’Odas concernant les politiques de solidarité ainsi que le bilan de la décentralisation en matière d’action sociale.

Les nombreuses questions qui ont suivi cette présentation traduisent globalement un acquiescement de la vingtaine de sénateurs présents aux analyses de l’Odas. Il a donc été convenu d’organiser plus régulièrement des rencontres entre la commission et l’observatoire.

En savoir plus

Evénement

L’Odas invité aux 40 ans de l’APRAS ! ( publié le 30-01-2018 )

C’est dans l’ambiance conviviale mentionnée à plusieurs reprises par ses membres que l’Association pour la Promotion de l’Action et de l’Animation Sociale (APRAS), adhérente de l’Odas, a souhaité célébrer ses quarante ans d’existence le 20 décembre (...)

C’est dans l’ambiance conviviale mentionnée à plusieurs reprises par ses membres que l’Association pour la Promotion de l’Action et de l’Animation Sociale (APRAS), adhérente de l’Odas, a souhaité célébrer ses quarante ans d’existence le 20 décembre dernier. L’Odas, qui partage avec l’APRAS une éthique commune autour de l’innovation, était invité. L’occasion de revenir sur une dynamique de coopération originale (et encore rare en France) où le lien entre l’observation et l’action prend tout son sens. Une initiative qu’Apriles avait déjà mise à l’honneur en 2015.

En 1977, l’APRAS naît d’un pari ambitieux : mettre de côté les intérêts propres de chaque institution pour mieux construire ensemble l’action publique, en partageant des observations mais également des solutions et des moyens financiers. Un pari réussi puisque l’association a permis de faire émerger de nombreuses initiatives innovantes sur le territoire rennais ces quarante dernières années.
Parmi elles, citons d’abord les « espaces sociaux communs ». Nés du constat d’une insuffisante coordination entre les institutions, au détriment des personnes accompagnées, ces « espaces sociaux communs » hébergent sous un même toit des professionnels de la caisse d’allocations familiales, du Département et du CCAS de Rennes. D’autres acteurs peuvent également s’y installer, comme les centres sociaux. Autre initiative phare impulsée par l’APRAS : la création de locaux en pied d’immeuble, dont 300 associations ou collectifs profitent en 2017. De même, la « carte sortir », déployée dans 31 communes, permet à 21 000 personnes disposant de faibles ressources d’accéder aux loisirs, au sport et à la culture, seules ou à plusieurs. Une action rendue possible par l’adhésion de près de 800 partenaires au dispositif.
L’APRAS regroupe aujourd’hui la Ville de Rennes et son CCAS, Rennes Métropole, le Départemental d’Ille-et-Vilaine, la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine, plusieurs bailleurs sociaux et des dizaines de partenaires mobilisés dans ses activités d’observation partagée et/ou ses actions déployées sur le territoire. Son socle fidèle de partenaires et les nombreuses initiatives engagées lui assurent aujourd’hui une véritable reconnaissance sur le territoire rennais. Il n’est alors pas étonnant que TV Rennes choisisse de lui consacrer une émission spéciale pour ses quarante ans d’existence, qui sera diffusée à plusieurs reprises.
La soirée était également l’occasion d’ouvrir la réflexion sur la place de l’action sociale dans la société actuelle. En retraçant la généalogie de la notion même de solidarité, la philosophe Marie-Claude Blais a suscité de nombreuses questions et interventions, dont une interrogation centrale : comment réinscrire la solidarité au cœur des principes fondateurs de notre modèle républicain ?
Continuer à mieux observer les besoins pour adapter les réponses ! répond l’APRAS. Car, loin de se reposer sur des lauriers bien mérités, l’association s’est également saisie de cette soirée d’anniversaire pour évoquer les défis à venir : impliquer encore davantage les citoyens dans ses travaux, mieux observer le phénomène de non-recours aux droits pour mieux y répondre… tout en restant vigilant à ne pas alourdir les structures existantes. « Rennes doit continuer, avec l’APRAS, à transformer la société » avait confirmé Nathalie Appéré, Maire de la Ville de Rennes, pour ouvrir la soirée.
Un défi que l’APRAS semble prêt à relever pour, au moins, les quarante prochaines années.

En savoir plus

Etudes

Lancement de l’enquête Finances 2018 : regard sur les dépenses d’action sociale départementale en 2017 ( publié le 30-01-2018 )

L’Odas a lancé en décembre dernier son enquête sur les dépenses départementales d’action sociale. Réalisée avec le concours de 44 départements de France métropolitaine et la Banque Postale, cette enquête propose un décryptage annuel des budgets (...)

L’Odas a lancé en décembre dernier son enquête sur les dépenses départementales d’action sociale. Réalisée avec le concours de 44 départements de France métropolitaine et la Banque Postale, cette enquête propose un décryptage annuel des budgets départementaux dédiés à la solidarité.

Cette année, deux enquêtes flash permettront d’éclairer les effets des récentes réformes dans le domaine du soutien aux personnes âgées dépendantes : afin d’améliorer la lisibilité de la charge supportée par les Départements, un premier travail permettra de faire le point sur le rattachement des concours versés par la CNSA dans le cadre de la réforme de l’APA. Un deuxième questionnaire interrogera les effets financiers de la convergence tarifaire des Ehpad mise en place en 2017 dans le cadre de la réforme de la tarification des Ehpad.

Les résultats seront publiés en juin 2018.

En savoir plus

Publication

Lettre de l’Odas - « Les modes d’accueil adaptés aux mineurs non accompagnés : Face à l’urgence, des départements innovent » - Janvier 2018 ( publié le 30-01-2018 )

Les profils des mineurs non accompagnés (MNA) diffèrent de ceux des autres enfants accueillis en protection de l’enfance et appellent ainsi une prise en charge spécifique. Dans ce contexte, comment les Départements prennent en charge ce public ? (...)

Les profils des mineurs non accompagnés (MNA) diffèrent de ceux des autres enfants accueillis en protection de l’enfance et appellent ainsi une prise en charge spécifique. Dans ce contexte, comment les Départements prennent en charge ce public ? Quelle proportion d’entre eux développent des modes d’accueil dédiés ? Quels modes d’accueil et quel accompagnement proposent-ils ? Comment facilitent-ils leur intégration et leur insertion socio-professionnelle ? Et à quel coût ? C’est pour répondre à ces interrogations que l’Odas a lancé en 2017 une enquête auprès de l’ensemble des départements métropolitains, afin de recenser les modes d’accueil proposant un accompagnement spécifique et adapté.

La demande migratoire accrue depuis quelques années inquiète l’opinion et les pouvoirs publics. Le sort en particulier des plus jeunes, enfants et adolescents, ne peut pas laisser indifférent. Parmi eux, certains (principalement des adolescents) ne sont pas accompagnés par leurs familles, et leur accueil incombe donc juridiquement aux services d’aide sociale à l’enfance. C’est donc auprès des départements que l’Odas a mené entre 2016 et 2017 une enquête pour mieux comprendre les problématiques et les réponses apportées à ces mineurs non accompagnés (MNA). Il ressort que ces populations nouvelles sont bien différentes des jeunes dont ces services s’occupent habituellement et les aides offertes doivent donc s’adapter. Là où les jeunes Français accueillis par l’ASE sont marqués par l’instabilité ou la violence familiale, et par des difficultés éducatives et sociales, les mineurs non accompagnés étrangers souffrent en général de traumatismes dus à leur parcours migratoire voire de la situation antérieure (guerre, insécurité, pauvreté…) auquel s’joute le décalage linguistique et culturel. Beaucoup parmi eux ont le désir de s’en sortir, de devenir autonomes, de saisir les chances.

L’accueil par l’ASE recouvre à la fois les mesures de protection, l’hébergement, et l’accompagnement juridique et éducatif. Si l’hébergement commence la plupart du temps en établissements collectifs, les départements essaient rapidement d’orienter les MNA vers des logements plus autonomes, correspondant mieux au désir et à la capacité d’indépendance de ces jeunes, surtout ceux qui sont plus proches de la majorité. Il s’agit principalement d’appartements partagés, avec l’encadrement de travailleurs sociaux du département. Les appartements partagés sont en général des appartements loués dans le parc privé, dispersés sur le territoire communal, et peuvent recevoir de deux à quatre jeunes. Le coût de ces appartements et de l’accompagnement social indispensable des MNA est moindre qu’en hébergement collectif. L’intégration dans la vie du quartier est d’autant plus efficace que les communes ou les associations locales aident à la préparer avec les autres habitants. Les cas difficiles, mais aussi les plus jeunes et les filles, peu nombreuses, restent majoritairement en hébergement collectif. Plusieurs départements essaient aussi de développer l’accueil au sein de familles ordinaires, aidés en cela par la mobilisation d’associations. En effet, la médiatisation de la crise migratoire a déclenché un mouvement de solidarité et des familles se sont manifestées pour accueillir bénévolement les MNA. Ceci présente des intérêts multiples, dont une bien meilleure intégration dans la société, mais aussi un coût bien inférieur. Cette bonne volonté n’est toutefois pas encore généralisée et il s’agit d’accueils encore très minoritaires.

Pour l’accompagnement social et éducatif, les départements sont encore en première ligne, et tentent d’assouplir des partenariats encore difficiles, en particulier avec les préfectures et l’éducation nationale. L’enquête de l’Odas a permis d’identifier des structures qui ont bâti de façon innovante cette activité d’accompagnement (voir le rapport). En ce qui concerne la scolarisation, les MNA sont également pris en charge par le CASNAV (centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles de voyageurs) et par le système scolaire public, qui a considérablement renforcé les filières spécifiques d’accès à la scolarité. La formation et l’insertion professionnelle demeure un sujet crucial pour chaque MNA, car c’est elle qui détermine s’il pourra ou non avoir un titre de séjour lors de sa majorité, ainsi que toutes les aides et droits en découlant. Ainsi les jeunes majeurs étrangers doivent justifier d’une formation professionnelle d’au moins six mois. C’est là où le partenariat entre le département et l’Education nationale fonctionne le mieux, que les parcours de formation sont les plus complets, intégrant un socle linguistique et général, des formations qualifiantes, mais aussi un accompagnement à la recherche d’un premier emploi. Ceci provoque une assez forte disparité des chances des MNA selon les territoires. Car une fois majeurs, leur prise en charge se complique de l’obtention ou non du droit de séjour, et à moins d’une construction de l’insertion professionnelle bien construite en amont, la situation de ces jeunes devient à nouveau très fragile.

En conclusion, la nécessité de faire face à une demande nouvelle d’accueil et d’accompagnement des MNA a conduit les départements à réfléchir à des solutions alternatives. C’est bien l’émergence d’un nouveau besoin qui ouvre la voie à une protection de l’enfance plus développée, plus diversifiée, plus adaptée.

> Télécharger la Lettre de l’Odas - « Les modes d’accueil adaptés aux mineurs non accompagnés : Face à l’urgence, des départements innovent »

Pièces Jointes : ( cliquez pour télécharger )

En savoir plus

Conférence de presse - 29 janvier 2018

Mineurs non accompagnés : face à l’urgence les départements innovent ( publié le 24-01-2018 )

Face à l’urgence liée à l’amplification de la demande migratoire, et dans un contexte budgétaire contraint, les départements n’ont plus qu’un choix : s’adapter pour assurer une prise en charge qui corresponde au mieux aux besoins des mineurs non (...)

Face à l’urgence liée à l’amplification de la demande migratoire, et dans un contexte budgétaire contraint, les départements n’ont plus qu’un choix : s’adapter pour assurer une prise en charge qui corresponde au mieux aux besoins des mineurs non accompagnés (MNA). Et c’est bien le cas comme le montrent les initiatives engagées par plusieurs d’entre eux. C’est ce que met en évidence la dernière étude de l’Odas qui sera présentée à la presse lundi 29 janvier.

Le recueil et la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) sont devenus ces toutes dernières années des sujets brulants pour les départements qui pointent la nécessité de s’adapter face à l’ampleur du phénomène. D’abord, l’augmentation des demandes d’évaluation et de mise à l’abri tend à saturer les dispositifs départementaux et s’avère très coûteuse. Ensuite, une fois la minorité et l’isolement des jeunes avérés, les conseils départementaux doivent faire face à des situations qu’ils connaissent mal car les « profils » de ces mineurs diffèrent de ceux des autres enfants accueillis en protection de l’enfance.

C’est pourquoi, afin de répondre au mieux aux besoins des MNA, dont ils ont la charge au titre de leur compétence de protection de l’enfance, les départements se doivent d’être inventifs. Plusieurs d’entre eux ont ainsi mis en place de nouvelles formes d’hébergement, une formation et un accompagnement adapté, et, de façon expérimentale, le recours à des bénévoles pour prendre en charge ce public.

Des solutions que l’Odas a expertisées, en menant une enquête auprès de l’ensemble des départements métropolitains, afin de recenser les modes d’accueil proposant un accompagnement spécifique et adapté. Et les résultats de cette étude montrent que des réponses nouvelles et prometteuses naissent de cette difficile mission.

>>Lundi 29 janvier à 9h30 au Mucha Café
227 Boulevard Saint-Germain, 75007 Paris. Métro Solferino.

Merci de confirmer votre présence par mail ou téléphone

Contact
Joachim Reynard
Responsable de la communication
01 44 07 02 52
06 09 70 55 28
joachim.reynard@odas.net

>> En savoir plus sur l’étude « Les modes d’accueil adaptés aux mineurs non accompagnés »

>>Télécharger le communiqué de presse

Pièces Jointes : ( cliquez pour télécharger )

En savoir plus

Etudes

Quelle complémentarité des actions entre les CAF et les acteurs locaux ? Face à la crise, six CAF interrogent leur impact sociétal. ( publié le 22-01-2018 )

Les mutations institutionnelles, socio-économiques et la décentralisation de l’action sociale ont redéfini la place et les missions des Caisses d’allocations familiales (Caf ) qui semblent de plus en plus assujetties à des impératifs de gestion de (...)

Les mutations institutionnelles, socio-économiques et la décentralisation de l’action sociale ont redéfini la place et les missions des Caisses d’allocations familiales (Caf ) qui semblent de plus en plus assujetties à des impératifs de gestion de service et de prestations. Alors que les besoins sociaux ne cessent de croître, les ressources financières des collectivités publiques sont de plus en plus contraintes. Construire, renforcer ou modifier les partenariats existant avec les acteurs locaux pour aller vers une meilleure gouvernance partagée s’avère donc indispensable. Dans ce contexte, comment renforcer les CAF, qui peuvent parfois sembler éloignées de la réflexion collective contribuant à la définition des politiques publiques locales, dans leur rôle stratégique dans les territoires ? Conscientes de cette nécessité six d’entre elles ont participé à une recherche action pilotée par l’Odas.

Menée entre 2015 et 2017 avec les Caisses d’Allocations Familiales des Bouches-du-Rhône, du Cher, de Loire-Atlantique, de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise, cette démarche visait à étudier la cohérence entre les actions menées par les Caisses d’Allocations Familiales et leurs partenaires sur les territoires afin d’identifier les conditions d’une gouvernance plus partagée de la cohésion sociale. Un travail essentiel pour optimiser les modes d’intervention, notamment sur le terrain de la complémentarité des actions, alors que les logiques de gestion sont de plus en plus prégnantes.

Tout en cherchant à bâtir un regard transversal sur la gouvernance locale, ces Caf ont un intérêt marqué pour le développement social et s’interrogent sur la manière dont elles peuvent à la fois construire un diagnostic plus juste, mais aussi mieux intervenir sur leur territoire, impliquer davantage les habitants et contribuer à valoriser leurs partenaires locaux. Chaque Caf a choisi une thématique précise pour entrer dans l’étude : la parentalité pour la Loire Atlantique, l’animation de la vie sociale pour les Caf du Val d’Oise, de Seine-Saint-Denis et des Bouches-du-Rhône, la Convention territoriale globale (CTG) pour le Cher, les rythmes scolaires et la CTG pour la Caf de Paris.

Deux niveaux de réflexion
Cette recherche-action s’appuie sur deux dynamiques menées en parallèle. Au niveau national, elle prend la forme d’un comité de pilotage qui rassemble régulièrement les directeurs des six Caf et l’équipe de l’Odas. Il s’agit surtout de discuter les analyses et les réflexions nées des observations recueillies au niveau local. Au niveau local, les collaborateurs de l’Odas se sont rendus tout au long de l’année 2016 sur le terrain afin d’établir un état des lieux par la réalisation d’entretiens et d’animation de groupes de travail auprès des Caf et de leurs partenaires. Un travail mené à partir de la méthodologie de l’observation partagée qui requiert la participation de toutes les parties concernées à l’établissement du diagnostic. Afin d’assurer le croisement des regards, les visites sur sites ont associé des représentants des différentes parties-prenantes de la recherche-action.

Suivie d’une restitution-débat dans chacune des Caf participantes, avec l’ensemble des acteurs concernés, cette première étape a permis d’affiner les constats et de cibler les sujets à traiter lors de la deuxième étape. En 2017, de nouvelles visites sur site ont ainsi permis d’approfondir les sujets repérés comme prioritaires et/ou de soutenir l’émergence d’une dynamique de changement. Pour ce faire, l’Odas est intervenu pour soutenir les démarches portées par les Caf sur leurs territoires :

  • Accompagnement méthodologique pour le lancement d’une expérimentation de réseaux locaux des acteurs du soutien à la parentalité en Loire –Atlantique.
  • Élaboration d’un diagnostic sur les politiques locales en faveur de la jeunesse dans le Val-d’Oise.
  • Animation de groupes de travail dans le cadre du renforcement du volet jeunesse de la convention territoriale globale entre la Caf du Cher et la CDC Terres du Haut Berry.
  • État des lieux et médiation dans le cadre du renouvellement de la convention-cadre des centres sociaux des Bouches-du-Rhône.
  • Accompagnement méthodologique pour la création d’instances de coordination locale du schéma d’animation de la vie sociale de la Caf de Seine-Saint-Denis.

En savoir plus

Etudes

En Haute-Loire professionnels et élus interrogent leur conception de la protection de l’enfance ( publié le 22-01-2018 )

L’actualité récente, avec la situation d’une enfant maltraitée dans le Cher, nous rappelle une fois de plus de façon dramatique la difficulté pour les services et les professionnels d’assurer la protection de tous les enfants et la nécessité constante (...)

L’actualité récente, avec la situation d’une enfant maltraitée dans le Cher, nous rappelle une fois de plus de façon dramatique la difficulté pour les services et les professionnels d’assurer la protection de tous les enfants et la nécessité constante d’interroger leurs pratiques. En Haute Loire ce travail a été engagé dans le cadre d’une recherche action menée avec l’Odas. Tout au long de l’année 2017 le département a ainsi mené un travail de réflexion sur sa conception de la protection de l’enfance. Que savons-nous de la protection de l’enfance ? Comment souhaitons-nous faire évoluer nos interventions ? Que connaissons-nous des besoins des enfants et des familles ? Des questions essentielles, parfois peu intelligibles pour les profanes, auxquelles élus et professionnels ont tenté de répondre afin de travailler à la mise en œuvre d’une conception commune.

Depuis la réforme du 5 mars 2007, alors plébiscitée, plus de dix ans ont passé. Dix ans de progrès accomplis mais aussi d’insuffisances récurrentes qui ont nécessité le vote d’une nouvelle loi (14 mars 2016) centrée sur l’intérêt de l’enfant et le pilotage de la politique de protection de l’enfance. Afin de répondre au mieux aux exigences de la loi et aux besoins des enfants, le département de la Haute-Loire s’interroge sur sa politique en matière de protection de l’enfance et souhaite accompagner les équipes de terrain. En effet, les difficultés rencontrées (judiciarisation importante, déficit d’actions de prévention, besoin de consolider la complémentarité des acteurs…) ont fait apparaitre la nécessité de “renforcer la prévention pour les familles et mieux répondre aux problèmes de l’enfance en danger”. Le département a donc fait appel à l’Odas pour accompagner la Direction de la vie sociale (DIVIS), en charge des questions de solidarité, dans une refonte des pratiques.

Objectif : construire, en collaboration étroite avec les élus et les agents concernés, des bases solides sur les fondamentaux de la protection de l’enfance, l’actualisation des référentiels et faire évoluer les pratiques. Cette recherche action ambitionne ainsi d’aborder non seulement le cœur de la compétence départementale en matière d’aide sociale à l’enfance, mais également de travailler sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs pour parvenir à un système de protection de l’enfance, qui va des besoins au traitement en passant par des logiques de prévenance.

A l’image de l’ensemble des travaux de l’Odas, cette recherche action se base sur le partage de l’observation et de la réflexion. Elle s’est donc fixée comme préalable de bâtir une vision partagée de la protection de l’enfance, une des compétences phare de la collectivité, en y associant pleinement élus, agents et partenaires (Juges des enfants, Parquet, associations, MECS, service AEMO, TISF, EPE, UDAF, CAF, MSA, EN, MDPH, CAMPS, Maison des Ados, Adepape, assistants familiaux…).
Résultat : si chacun s’accorde à reconnaître la protection comme devant être l’affaire de tous, axiome partagé depuis une campagne de communication nationale en 1997, dans les faits les constats sont nettement plus mitigés. En effet la protection des enfants s’opère surtout par le biais de mesures dans le cadre d’une organisation administrative : le dispositif d’aide sociale à l’enfance. Élus et professionnels regrettent que l’accompagnement des familles repérées en difficulté ou ayant formulé une demande d’aide face à une situation qui les dépasse soit finalement délaissé au profit des évaluations de situations familiales dénoncées comme préoccupantes. Un constat partagé dans un grand nombre de territoires.

Quant aux fameuses mesures de l’aide sociale à l’enfance, qui sont au cœur de la politique de protection de l’enfance, elles restent peu connues, peu comprises et finalement demeurent l’affaire d’initiés, mesures de placement ou de suivi éducatif pour les principales, ordonnées par le juge des enfants ou négociées par les services départementaux.

Finalement, c’est quoi protéger un enfant ? Elus et professionnels altiligériens [1] partagent une analyse essentielle : la protection de l’enfance ne débute pas avec une intervention professionnelle et ce sont les parents les premiers protecteurs d’un enfant. Ce sont eux qu’il faut pouvoir accompagner, aider, dès les premiers jours voire dès la période anténatale.
Protéger un enfant c’est assurer sa sécurité physique et psychique, répondre à ses besoins, l’aider à grandir, garantir son alimentation, son hygiène, son éveil, lui permettre de devenir citoyen. Cette définition large permet d’ajouter que tout le monde participe à cette protection, individus et institutions. Une vision largement portée par l’Odas depuis sa création qui reprend souvent à son compte le proverbe africain : « Il faut tout un village pour élever un enfant ».
Cette approche entraîne une orientation nouvelle pour les actions professionnelles qui doivent favoriser les partenariats : un travail plus collectif, au plus près des lieux de vie des familles, des accompagnements précoces à la parentalité… Il s’agit dès lors de construire, avec l’accompagnement de l’Odas, une mise en œuvre opérationnelle s’inscrivant dans une politique volontariste et dynamique pour l’enfant et la famille. Tout un programme dont les déclinaisons concrètes seront bientôt visibles !

>>En savoir plus sur la Recherche action « Renforcer la prévention pour les familles et mieux répondre aux problèmes de l’enfance en danger en Haute-Loire »

En savoir plus

Etudes

« Villes et vivre ensemble, la gouvernance locale de la cohésion sociale » : la recherche-action se termine. ( publié le 22-01-2018 )

Où en est-on des dynamiques impulsées aux niveaux communal et intercommunal en matière de cohésion sociale ? Comment accompagner au mieux les territoires face aux enjeux de l’observation partagée, de la participation citoyenne et de la coopération (...)

Où en est-on des dynamiques impulsées aux niveaux communal et intercommunal en matière de cohésion sociale ? Comment accompagner au mieux les territoires face aux enjeux de l’observation partagée, de la participation citoyenne et de la coopération entre acteurs ? Tels étaient les principaux objectifs de la recherche action « Villes et vivre ensemble, la gouvernance locale de la cohésion sociale » qui vient de s’achever après plus de deux ans de travail (octobre 2015 – octobre 2017). Associant à l’Odas neuf villes et deux communautés d’agglomération volontaires, avec le soutien actif du Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET), cette étude a permis d’identifier les conditions favorables à la mise en œuvre de politiques locales de cohésion sociale plus transversales, efficaces et préventives. Dans l’attente de la publication prochaine du rapport final, retour sur cette démarche collective et le chemin parcouru.

La recherche-action « Villes et vivre ensemble » avait deux objectifs : actualiser la connaissance globale des dynamiques à l’œuvre aux échelons communal et intercommunal dans le champ de la cohésion sociale ; répondre au besoin d’accompagnement exprimé par chaque site sur des sujets précis. Sur ce second point, trois axes ont été spécifiquement explorés par les acteurs locaux :
• L’observation partagée : Bordeaux (mise en place d’un comité d’experts) et Strasbourg (observation et espace public).
• Les relations entre habitants et institutions : Angers (appropriation du principe de réciprocité), Creil (Petite enfance, parentalité et promotion des valeurs de la république), Le Havre (mise en place des « ateliers citoyens »).
• La coopération entre les services municipaux/intercommunaux et avec leurs partenaires : Arras (gouvernance du projet social), Clichy-sous-Bois (prévention des expulsions locatives), Moulins Communauté, Valenciennes Métropole, Garges-lès-Gonesse et Villeurbanne (politique jeunesse).

Les visites sur sites et les échanges entre pairs lors des sept comités de pilotage nationaux ont permis de partager des expériences et d’identifier des pistes d’amélioration concrètes de l’action locale. Ainsi, deux ans après son lancement, l’ensemble des sites estiment que l’action-recherche a accéléré la dynamique de changement, à condition que cette dernière soit véritablement portée localement. Ainsi, à Bordeaux, un comité d’experts a été lancé en 2016. Il contribue au renforcement de la connaissance des quartiers bordelais et à la diffusion d’une culture de l’observation sur le territoire. La Ville d’Arras a, quant à elle, fait le constat d’un manque d’animation de son projet social, et recruté en 2017 un coordinateur pour ré-impulser une approche globale de la cohésion sociale. Au CCAS d’Angers, élus et agents se sont appropriés, tout en le faisant évoluer, le « principe de réciprocité », rebaptisé « engagement solidaire ». Valenciennes Métropole, dont la légitimité en matière de politique jeunesse sur son territoire a été mise en lumière par les visites de l’Odas, a été sélectionnée parmi les lauréats 2016 du Programme d’investissement d’Avenir jeunesse…

La recherche-action a également conduit à valoriser des actions locales inspirantes, comme l’importante démarche de concertation menée dans le quartier Danton au Havre, la co-construction d’une aire de street workout avec des jeunes à Strasbourg ou encore la démarche de focus groups menée à Villeurbanne.

En savoir plus

Mentions légales / Contactez-nous / Plan du site / Flux RSS Flux RSS