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Notre lettre d'information

 

Les manifestations en partenariat

L’expertise et le réseau de l’ODAS sont régulièrement sollicités par nos partenaires pour concevoir des journées de réflexion, rencontres ou colloques et les enrichir par les observations des Chargé(e)s d’études.
L’ODAS collabore ainsi régulièrement avec le Journal de l’Action Sociale, l’Agence des bonnes pratiques et initiatives locales, L’association Collectif appel à la Fraternité, l’Institut National de Développement Social, le Bulletin de la Protection de l’Enfance, ainsi qu’avec de nombreuses associations et collectivités territoriales à l’organisation de manifestations d’envergure nationale ou locale.

Consulter ci-dessous les manifestations en partenariats :

Organisé en partenariat avec l’Action sociale

12es Assises nationales de la protection de l’enfance - les 4 et 5 juillet 2019 à Marseille ( publié le 02-04-2019 )

Comme chaque année, l’Odas est le principal partenaire du Journal des acteurs sociaux dans l’organisation des désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée les 4 et 5 juillet 2019 à Marseille, cette douzième (...)

Comme chaque année, l’Odas est le principal partenaire du Journal des acteurs sociaux dans l’organisation des désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée les 4 et 5 juillet 2019 à Marseille, cette douzième édition aura pour thème : « #besoinderepères ».

Professionnels, institutions, enfants, familles : dans un contexte de plus en plus complexe, chacun, à sa place, a plus que jamais un besoin de repères.
Quels sont pour les uns et pour les autres les repères les plus impérieux à consolider, à construire (voire à déconstruire) ?
Du côté des enfants qui doivent être protégés : repères identitaires, affectifs, juridiques, repères du présent et de l’avenir...
Du côté des adultes qui doivent protéger : sens de l’action, cadre de réflexion et d’intervention, outils, référentiels, études d’impact...

Que recouvrent concrètement ces repères, qu’impliquent-ils ?
En quoi leur consolidation et leur convergence sont-elles déterminantes pour que les perspectives ouvertes par la loi du 14 mars 2016 s’avèrent réellement prometteuses pour les enfants concernés et porteuses de sens pour les professionnels ?... et que chacun retrouve de la confiance en son action.

>>Télécharger le programme

RENSEIGNEMENTS :
Maria Lillo
tél. : 01 53 10 24 10
Email : assises@lejas.com
Web : www.lejas.com - www.lebpe.fr

Pièces Jointes : ( cliquez pour télécharger )

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Organisé en partenariat avec le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle

Les Enseignements des Assises de l’Autonomie ( publié le 27-02-2019 )

Dorénavant la France doit assumer un nouveau défi : celui de la transition démographique. Celui-ci nous offre, comme pour la transition écologique, des opportunités de repenser la manière dont nous faisons société. Mais, en attendant, il faut s’attacher (...)

Dorénavant la France doit assumer un nouveau défi : celui de la transition démographique. Celui-ci nous offre, comme pour la transition écologique, des opportunités de repenser la manière dont nous faisons société. Mais, en attendant, il faut s’attacher à réformer notre système national d’accompagnement et de financement de la perte d’autonomie qui est à bout de souffle. C’est pourquoi, afin d’apporter une contribution au débat public et citoyen sur la prise en charge du vieillissement, lancé par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, en septembre dernier, le conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle, en partenariat avec l’Observatoire national de l’action sociale (Odas) et Le Journal des Acteurs Sociaux (Le Jas), a organisé le 6 février 2019 des assises sur la perte d’autonomie.





En effet, en établissement, le reste à charge des Français est l’un des plus élevés en Europe. Les services d’aide à domicile sont confrontés à des difficultés économiques qui mettent en péril leur équilibre financier. L’ensemble des métiers de l’autonomie souffre d’une insuffisante valorisation qui pèse sur les recrutements, génère de l’absentéisme dont les conséquences en termes de qualité de l’offre de soin sont inquiétantes. Enfin, les départements font face à des difficultés structurelles liées au financement des allocations individuelles de solidarité, dont l’APA.

Impliquant non seulement les professionnels du Département mais aussi plusieurs centaines de citoyens, les assises sur la perte d’autonomie de Meurthe et Moselle ont abordé trois thématiques clés pour appréhender l’essentiel des problématiques du vieillissement et du grand âge :

● L’affirmation de la fonction sociale des personnes âgées.
● La gouvernance et le financement de l’autonomie.
● L’adaptation territoriale de la réponse publique du soutien à l’autonomie.

Ces assises ont été précédées du lancement d’une enquête auprès des habitants de Meurthe-et-Moselle sur la perception qu’ils ont de l’avenir de cette problématique. Elles ont permis de dégager différentes orientations émanant des “fabriques”, ateliers thématiques organisés avec les citoyens comme de l’exécutif départemental et de son président, Mathieu Klein.


 Les enseignements de l’enquête auprès des habitants

Question ouverte : revaloriser le rôle des personnes âgées dans une société en quête de sens :

  • Renforcer et vitaliser le lien social, intergénérationnel en particulier, notamment dans le cadre du bénévolat.
  • Comme pour les personnes handicapées, moduler les aides à apporter en fonction d’un projet de vie de la personne âgée.
  • Soutenir les aidants familiaux et reconnaître leur investissement en leur proposant des parcours de formation, un droit à congés étendu pour s’occuper d’un tiers, la reconnaissance des compétences acquises, des gratifications.

Question ouverte : définir de nouvelles sources de financement et de nouveaux modes de gouvernance :

  • Plus qu’une aversion pour tout impôt supplémentaire, une crainte s’exprime que les recettes levées soient finalement utilisées à d’autres fins, en fonction des urgences budgétaires.
  • Il faut enfin créer le 5e risque, même si beaucoup pensent que cela ne suffira pas à relever le défi du financement.
  • Le principe de l’assurance individuelle fait débat et c’est souvent un oui mais sous conditions. Un continuum de positions s’exprime allant de “C’est aux gens de se prendre en charge” à “Cette assurance individuelle doit être obligatoire” en passant par des mesures incitatives de type crédits d’impôts.


 Synthèse des travaux des “Fabriques”

À l’heure où la nécessité d’une meilleure participation des habitants aux décisions les concernant s’exprime partout, les assises de Meurthe-et-Moselle ont montré l’exemple. Plusieurs semaines avant la tenue des assises, des réunions ont pu être organisées avec la population. Et lors de la rencontre le 6 février, quatre ateliers, intitulés “fabriques”, réunissaient plusieurs centaines d’habitants mêlés aux professionnels, venus de tous les coins du département pour enrichir le débat. Ce sont les conclusions de ces fabriques qui sont présentées ici.

Fabrique n° 1 : la place des personnes âgées dans la société

Il n’est pas anodin que cette fabrique soit la première, car il ne s’agit pas là de questions de financement et de tuyauteries, mais de valeurs, de sens, et d’espérance. Et effectivement les interventions des participants ont montré l’importance de changer de regard sur le rôle des personnes âgées dans la société. Elles doivent être perçues comme porteuses de savoir-faire auprès des jeunes. Par exemple, un artisan, même quand il a cessé son activité professionnelle, peut apporter une plus-value considérable dans l’éducation des enfants. Et cela ne peut se développer qu’à travers l’extension considérable du bénévolat, qu’il faut réinventer dans notre pays. C’est en effet une condition sine qua non pour que les personnes âgées puissent choisir un type d’intervention utile mais aussi conforme à leurs aspirations. Comme cela a été indiqué par plusieurs intervenants, il va donc falloir établir au niveau des territoires communaux voire infra-communaux, des diagnostics des attentes et des activités susceptibles de les faire participer (culture, sports, périscolaire, insertion, parrainage, protection de l’enfance…). Il sera ainsi possible de bien organiser la participation des personnes âgées à l’épanouissement de la société – ce qui est une formulation bien meilleure que le terme d’inclusion !

Fabrique n° 2 : l’adaptation de l’offre de services

Cet atelier a été suivi par un nombre importants de participants, qui ont insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail des personnels des Ehpad mais aussi des services à la personne, afin de rendre ces métiers beaucoup plus attractifs. Mais surtout le débat a été très orienté sur une question plus politique : ne souffre-t-on pas dans notre pays d’un déficit en matière de prévention ?
Car la grande majorité des participants semblent de plus en plus sensibles à l’établissement d’un meilleur équilibre entre réparation et prévention. Il a même été dit, avec force, qu’il fallait inventer de nouvelles réponses et de nouveaux métiers, pour accroître la palette des solutions intermédiaires entre le domicile et l’Ehpad. Cette voie dynamique existe déjà mais elle doit être considérablement amplifiée et de façon beaucoup plus innovante. On pourrait davantage s’inspirer de modèles étrangers.

Enfin, après avoir constaté que l’Ehpad est en train de devenir une maison non plus de retraite mais de fin de vie, les participants ont insisté sur le maintien d’une très grande humanité. Et cela doit se construire non seulement dans leur conception architecturale mais aussi dans leur implantation en privilégiant les cœurs des villes, pour maintenir auprès des résidents, souvent très fragilisés psychologiquement, le goût de la vie sociale.

Fabrique n° 3 : le financement du soutien à l’autonomie

La troisième Fabrique portait sur le financement.

Les participants ont insisté sur la nécessité de financements lisibles, sanctuarisés, avec une égalité de traitement sur tout le territoire. Ce qui aboutit à la demande d’un cinquième risque. En revanche, les participants refusent dans l’ensemble le principe d’une nouvelle “journée de solidarité” payée par les actifs. Enfin, le recours aux assurances privées ne peut être qu’une ressource complémentaire. On peut en accepter le principe mais à condition que ce recours soit encadré par l’état et les départements. De même un appel à la vigilance a été lancé concernant les “emprunts viagers”, qui selon les participants ne sont pas suffisamment contrôlés. Enfin, certains ont rappelé l’importance d’une tarification davantage dictée par la réalité des besoins que par la mise en œuvre de normes bureaucratiques qui caractérise souvent les relations entre les établissements et les financeurs.

Fabrique n° 4 : la citoyenneté des personnes âgées

Ce thème a suscité un très fort engouement car il correspond à une attente fortement ressentie, comme l’a montré par ailleurs le débat du premier atelier. Il est essentiel de briser aujourd’hui le regard négatif que nous avons en France sur la vieillesse et y voir quelque chose d’immensément précieux. Vieillir c’est grandir. Nous devrions être heureux d’avoir une multitude de gens qui peuvent apporter quelque chose d’important au dynamisme économique, social, de notre pays.

Les participants l’ont dit très clairement : que ce soit dans le monde rural ou dans la ville, la citoyenneté doit être élargie pour les personnes âgées, par la reconnaissance de leurs savoir-faire. Il faut cesser de considérer que l’on doit vivre différemment parce qu’on est vieux, mais au contraire continuer à vivre comme tous les autres. Et il faut reconnaître que les personnes âgées sont bien plus aptes que ce que l’on croit généralement à utiliser les nouveaux outils informatiques pour s’intégrer dans des réseaux sociaux. Sur ce terrain, une demande très concrète est adressée au conseil départemental : œuvrer pour une meilleure formation des personnes âgées aux registres nouveaux du numérique. Enfin, il est souhaitable de rendre beaucoup plus visible pour les personnes âgées l’accès aux diverses possibilités leur permettant d’être bénévoles, et inversement, de mieux faire découvrir par tous leurs compétences et leur expérience. Car un grand déficit d’information et de mobilisation des personnes âgées reste à combler, contrairement aux idées reçues. Il faudrait donc créer dans chaque commune une dynamique d’information pour inciter les personnes âgées à s’engager et à mieux connaître les opportunités où elles pourraient être utiles.


 Les préconisations de Mathieu Klein, Président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle

1.Affirmer le rôle social des personnes âgées

Il convient en premier lieu d’agir à un niveau culturel et de changer de regard sur la personne âgée. Nous devons prendre conscience de toutes les stigmatisations de l’âge présentes dans notre langage, dans nos attitudes ou pratiques quotidiennes qui alimentent une vision déficitaire de la vieillesse. Ce cloisonnement générationnel nous prive d’un atout considérable tant pour le développement des liens sociaux que pour le développement économique de notre pays. Celui-ci a bien du mal à attribuer aux personnes âgées un rôle déterminant dans la production de richesses malgré les perspectives offertes par la silver économie. Or ils sont nombreux à pouvoir davantage être mobilisés sur les terrains économiques, éducatifs et sociaux. Autrement dit, la définition d’un rôle moteur des personnes âgées dans leur territoire de vie servirait non seulement leur intérêt en favorisant le “ bien vieillir”, mais également celui de toute la société, comme facteur de croissance et de cohésion sociale.

Il s’agit bien plus fondamentalement de repenser le rôle citoyen, éducatif et économique des retraités et personnes âgées dans leur environnement ; les personnes âgées ont davantage besoin d’aider que d’être aidées, et ce d’autant plus que le premier facteur de prévention de la perte d’autonomie est l’inscription de la personne âgée dans un réseau d’interactions sociales. L’engagement citoyen offre de ce point de vue de nombreuses opportunités d’implication et d’utilité sociale (exemple de la protection de l’enfance).

C’est pourquoi, et comme le recommandent les groupes de travail préparatoires aux Assises, il faudra identifier tout ce qui, dans un territoire déterminé, peut contribuer à généraliser des dynamiques d’inclusion de toutes les personnes âgées. Il faudra aussi mettre en valeur toutes les démarches et services aptes à mobiliser les personnes âgées dans des dynamiques solidaires et intergénérationnelles et engager une réflexion sur les nouvelles fonctions ou nouveaux métiers appelés par les nouveaux besoins que ces diagnostics feront émerger.

2. Développer une offre de service plus Inclusive

En matière d’organisation de la réponse publique au vieillissement, il est impératif de rompre avec le cloisonnement entre la protection sociale, le sanitaire et le domicile. Il faut construire des projets territorialisés coordonnant et optimisant les ressources dans le souci des parcours des personnes. La contractualisation et la co-construction doivent être les leviers méthodologiques de ces démarches dont l’impulsion et la coordination devront relever des Départements en lien avec les Agences régionales de santé.

Le contexte est ainsi marqué par une évolution de la demande sociale et notamment celle des aînés. Les personnes âgées d’aujourd’hui aspirent à des services plus individualisés tenant compte de leur mode et de leur rythme de vie là où la génération précédente se satisfaisait d’une aide publique ou marchande standardisée.

À l’instar du conseil départemental qui s’est engagé dans la réalisation d’un programme de six résidences accompagnées, de nombreuses communes se sont mobilisées pour s’adapter au vieillissement de leur population et proposer des modes d’habitat innovants. Il faut essaimer leurs bonnes pratiques, accompagner les collectivités volontaires et développer l’appui aux communes mais aussi aux opérateurs de l’habitat qui s’engagent dans cette ambition fraternelle. Peut-être même faudrait-il être plus incitatif à l’égard des collectivités qui resteraient en retrait.

Le nouvel écosystème médico-social d’accompagnement du vieillissement devra avoir la volonté de remettre la personne au cœur de ses dispositifs. L’usager ne doit pas être la variable d’ajustement de la complexité et des contraintes des organisations. C’est aux organisations d’adapter leurs fonctionnements aux besoins des personnes. C’est l’état d’esprit qui anime la Meurthe-et-Moselle pour laquelle la proximité est un principe d’action comme en témoignent ses services territorialisés de l’autonomie qui accueillent annuellement plus de 30000 usagers ainsi que le déploiement des 17 Maisons départementales des Solidarités et 77 points contact dans un contexte de désengagement général des services publics.

Le projet territorial multi partenarial devra organiser, demain, des collaborations décloisonnées articulant de manière efficace et efficiente les multiples leviers de l’action publique au service de parcours fluides, quel que soit le niveau d’autonomie de la personne. Dans ce cadre, les Ehpad pourraient aussi devenir le pivot de la télémédecine aussi bien pour leurs résidants que pour les autres habitants du territoire, contribuant ainsi à la lutte contre les déserts médicaux.

Concomitamment, l’Etat et les collectivités locales pourraient accompagner les dynamiques territoriales en engageant des programmes d’investissement ou en soutenant l’innovation qui, sur le modèle des “living labs et des start-ups” contribueront à faire émerger des solutions alternatives à l’Ehpad : domotique, électroménagers connectés, mobilité inclusive… C’est, en Meurthe-et-Moselle, l’ambition de l’association Innov’Autonomie.

3. Clarifier les responsabilités

S’agissant des principes qui nous animent en matière de gouvernance et de financement, la réforme “autonomie grand âge” devra s’attacher à mettre fin aux inégalités territoriales. Il ne faut plus que dans un Département aux faibles ressources, le contribuable départemental finance davantage une prestation relevant de la solidarité nationale que dans un Département aux ressources élevées. Dans ce domaine, il faut rappeler que la prise en charge de l’Apa reposait à l’origine sur une parité état – Département. Elle s’est progressivement dégradée pour parvenir à une répartition 30% – 70 % au détriment des conseils départementaux avec des restes à charge de plus en plus lourds pénalisant les marges de manœuvre de ces derniers. L’état doit être le garant du financement de la perte d’autonomie et les Départements doivent rester responsables des solidarités de proximité, de l’aide et de l’accompagnement des personnes en coopération étroite avec les communes et les acteurs du secteur.

Dans cette perspective, le rôle de chef-de-file des Départements doit être réaffirmé en coopération avec le bloc communal et les CCAS / CIAS, parce que les collectivités locales sont fortes des valeurs ajoutées de la décentralisation : l’approche fine des territoires, le maillage des acteurs publics, l’activation des réseaux associatifs et citoyens, la connaissance des besoins des populations…

4. Rechercher d’autres modes de financement

Les besoins autour de la dépendance sont aujourd’hui estimés par les économistes de la santé entre un demi et un point de PIB ; soit entre 8 et 12 Md€ par an. Rappelons que la France consacre aujourd’hui 2 % de son PIB à l’autonomie, contre 4% pour les Pays Bas ou 3 % pour le Danemark.

Le point de départ d’une réflexion sur la refonte du système de financement de l’autonomie ne peut être seulement technique ou comptable. Comme l’ont préconisé les groupes de travail préparatoire aux assises, elle doit s’ancrer dans la définition d’une offre de prestations, socle d’accompagnement de la perte d’autonomie permettant de répondre aux différents besoins de la personne afin d’établir une réponse individualisée adaptée et digne sur la base de coûts connus.

Le financement de l’autonomie doit non seulement couvrir ce socle de besoins essentiels afin d’assurer une bientraitance de l’usager à tout moment de son parcours de vie mais également reposer sur :

● Une tarification adaptée tant en établissement qu’à domicile ;
● Un plafonnement du reste à charge pour les personnes ; ce dernier étant particulièrement lourd en établissement. Le niveau de ce reste à charge pourrait être établi selon des mécanismes proches de ceux pratiqués pour les établissements accueillant des jeunes enfants et basés sur le quotient familial. Cela permettrait de garantir une juste participation aux coûts car établis sur la base des capacités contributives de la personne.

Au-delà du socle de prestations d’accompagnement que devra assurer la solidarité nationale dans le cadre d’un cinquième risque, car la responsabilité de la prise en charge du risque de perte d’autonomie doit être collective, un financement complémentaire doit encore être réfléchi. Il pourrait être couvert par la solidarité familiale, une assurance, un recours au patrimoine…

Dans le cadre de l’enquête citoyenne initiée par le Conseil départemental à laquelle près de 1 000 Meurthe-et-Mosellans ont participé (dont 130 collégiens) à l’occasion des assises de l’autonomie, une majorité de personnes s’est exprimée en faveur d’une contribution des familles sous réserve de supprimer les contraintes pour les petits-enfants et de ne procéder à la récupération sur succession qu’au-delà d’un seuil de patrimoine.

Bien d’autres options complémentaires au cinquième risque méritent d’être examinées comme celles avancées par exemple par des économistes de la santé dans le cadre du Conseil d’analyse économique et qui proposent :

● L’instauration d’une assurance obligatoire contre le risque de dépendance lourde (Gir 1, 2 et 3) qui sont à la fois peu fréquents et peu durables mais connaissent des restes à charge élevés ;
● La création d’une Apa élargie en établissement combinant l’Apa et l’aide Sociale à l’Hébergement (ASH). Elle couvrirait l’ensemble des dépenses de dépendance autres que les soins, y compris le surcoût d’hébergement dû à la dépendance ;
● Ou, s’agissant du recours au patrimoine pour financer la perte d’autonomie, l’instauration d’un prêt-dépendance assis sur le patrimoine immobilier des ménages.

Quelles que soient les solutions retenues et dès lors qu’elles sont respectueuses des valeurs républicaines d’équité et de solidarité, il est nécessaire d’établir une tension féconde entre un cinquième risque et une part de financement complémentaire à condition qu’elle soit encadrée par la loi. Cette combinaison est en effet susceptible de produire de meilleurs effets qu’un cinquième risque seul, qui, en regard des besoins, serait calibré trop bas et pénaliserait d’abord les personnes les plus démunies.


Article rédigé par le Journal des Acteurs Sociaux (édition janvier 2019).

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Organisé en partenariat avec le Jas

« Mineurs non accompagnés, l’urgence de nouvelles réponses. État des lieux et perspectives » - Le 8 février 2019 à Paris ( publié le 18-02-2019 )

Face à l’afflux massif et croissant en France, comme partout en europe, de mineurs non accompagnés (MNA) ou se déclarant comme tels (40 000 en 2017 contre 25 000 un an plus tôt, selon l’ADF), les dispositifs (d’évaluation, de mise à l’abri et de (...)

Face à l’afflux massif et croissant en France, comme partout en europe, de mineurs non accompagnés (MNA) ou se déclarant comme tels (40 000 en 2017 contre 25 000 un an plus tôt, selon l’ADF), les dispositifs (d’évaluation, de mise à l’abri et de prise en charge) sont saturés, les finances locales et les réponses traditionnelles de protection de l’enfance sont mises à mal dans un contexte déjà complexe. Reste que dès lors qu’ils sont sur son territoire, la France doit protéger ces jeunes s’ils sont mineurs et non accompagnés.
Comment relever ces défis, aujourd’hui et demain, dans le respect de nos engagements internationaux, de notre législation, de nos impératifs éthiques et de nos valeurs ? Comment adapter nos réponses aux besoins particuliers de ces jeunes ? Comment les accueillir, les mettre à l’abri, évaluer leur minorité ou encore les accompagner vers l’autonomie ? Comment faire face sans déstabiliser les équilibres déjà fragiles des dispositifs publics et sociaux ? S’il n’y a pas de réponses simplistes, la convergence des objectifs des différents acteurs et la cohérence de la réponse publique sont-elles possibles ?... autant de questions cruciales qui interrogent celles et ceux qui, sur le terrain, sont confrontés ces réalités.

La conférence « Mineurs non accompagnés, l’urgence de nouvelles réponses. État des lieux et perspectives » , organisée le 8 février 2019 par l’École de la Protection de l’Enfance (EPE) et le Journal des Acteurs Sociaux (Jas) en partenariat avec l’ODAS et l’Assemblée des Départements de France (ADF), visait à apporter des éclairages face à ces nombreuses interrogations. Cette journée d’information et d’échanges, qui s’est déroulée à la Maison de la Chimie (Paris), a attiré quelque 600 personnes venues de toute la France, preuve, si besoin était, qu’il s’agit d’un enjeu crucial pour les acteurs politiques et associatifs.

C’est dans un état d’esprit constructif que les intervenants d’horizon très différents [1] ont partagé leurs expériences et ressentis (parfois fort différents) en évitant les polémiques stériles qui polluent souvent les débats dès lors qu’il s’agit de cette question sensible. Dans une première partie, ils ont ainsi dressé un état des lieux du phénomène, des besoins des jeunes concernés et des difficultés rencontrées par les acteurs qui doivent y répondre.
Deux anciens MNA on même pu partager avec bienveillance leurs parcours avec les aspects positifs et ceux qui le furent moins.

Au-delà du constat sur les difficultés partagées (saturation des dispositifs, lacunes d’accompagnement social et sanitaire, évaluation de la minorité...), le colloque a aussi permis de mettre en avant des initiatives audacieuses. On peut citer l’accueil familial bénévole mis en place en Loire-Atlantique (voir la fiche d’Apriles, le laboratoire d’innovation de l’Odas, portant sur cette action) ou encore le dispositif Trajet initié dans le Nord qui rationalise et mutualise les grandes étapes de l’accueil et l’évaluation du MNA. Didier Lesueur, directeur de l’Odas, a également fait référence à l’enquête de l’observatoire « Les modes d’accueil adaptés aux mineurs non accompagnés : Face à l’urgence, des départements innovent » qui recense des modes d’accueil innovant. Retour ligne automatique
Si tous les acteurs ont souligné que les moyens manquent, malgré un très lourd investissement des départements (2 milliards d’euros), ils ont aussi démontré leur implication pour que la question des MNA soit traitée à la fois de manière humaniste et juste.

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Organisé en partenariat avec le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle

Assises départementales de l’autonomie - le 6 fevrier 2019 en Meurthe-et-Moselle ( publié le 18-02-2019 )

Le 6 février 2019, le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle organisait, en collaboration avec l’Odas, ses Assises départementales de l’autonomie.
La France vieillit, et en 2050 plus d’un habitant sur trois aura plus de 60 ans avec une (...)

Le 6 février 2019, le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle organisait, en collaboration avec l’Odas, ses Assises départementales de l’autonomie.

La France vieillit, et en 2050 plus d’un habitant sur trois aura plus de 60 ans avec
une espérance de vie en forte croissance. Et il y aura quatre fois plus de personnes âgées de plus de 80 ans. Face à un tel bouleversement, il est indispensable de s’interroger sur la place des personnes âgées dans la société et sur l’accompagnement qu’il convient de leur offrir en cas de perte d’autonomie. C’est à cette fin que la ministre des solidarités et de la santé, Madame Agnès BUZYN, a engagé une concertation nationale « grand âge et dépendance » avec l’objectif de compléter ou réformer la loi relative à l’accompagnement de la société au vieillissement de la société.

Dans ce contexte, les Assises organisées par le département de Meurthe-et-Moselle, en partenariat avec l’Odas et le Jas, avaient vocation à affirmer que le vieillissement ne doit pas être perçu comme une charge mais comme une opportunité d’innovation, tant économique que sociale. C’est avec ce profond changement de regard sur l’âge que le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et l’Odas entendaient apporter leur contribution aux réflexions nationales et mieux adapter les politiques qu’il mène.

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Organisé en partenariat avec l’Association des Maires, Adjoints et Présidents d’intercommunalité de la Sarthe

Forum des journées citoyennes en Sarthe - le 11 décembre 2019 ( publié le 18-02-2019 )

Fin novembre l’Association des Maires, Adjoints et Présidents d’intercommunalité de la Sarthe et le Réseau Journée citoyenne organisaient un forum des journées citoyennes à Savigné l’Evêque. Une réussite selon les 50 élus et agents présents, dont des (...)

Fin novembre l’Association des Maires, Adjoints et Présidents d’intercommunalité de la Sarthe et le Réseau Journée citoyenne organisaient un forum des journées citoyennes à Savigné l’Evêque. Une réussite selon les 50 élus et agents présents, dont des représentants de Saint Jean sur Mayenne (53) qui ont fait 190km dans le brouillard ! Parmi les participants des communes organisatrices, des communes en projet et des communes curieuses. Compte rendu d’un moment riche d’enseignements.

Introduction
En introduction, Didier Lesueur, directeur général de l’Odas (qui accompagne le développement de la Journée citoyenne), a présenté la Journée citoyenne comme une « révolution tranquille ». Une expression qui peu paraître exagérée, mais qui à tout son sens pour l’Odas. « Car après 26 ans d’observation des politiques publiques et d’expertise de l’innovation locale, nous en sommes convaincus : cette initiative porte en elle le ferment d’une transformation profonde de notre société » a expliqué Didier Lesueur.
Comment l’Odas en est arrivé à cette conclusion ? D’abord, par l’intermédiaire d’Apriles, son Agence des pratiques et initiatives locales, qui repère, expertise et diffuse cdes initiatives, des modes de gouvernance, des partenariats qui semblent prometteurs de transformation sociale. A ce titre, la Journée citoyenne, repérée en 2009 et expertisé chaque année depuis, semble exceptionnellement prometteuse. Ensuite, parce que la vocation première de l’Odas est l’observation des politiques d’action sociale. Après 26 ans de travaux menés en collaboration avec l’État, les collectivités locales, la protection sociale et les associations, ses analyses ont permis de dégager différents constats auxquels la Journée citoyenne apporte une réponse concrète.
« Au fil des années, nos travaux ont permis de constater que dans la grande majorité des cas, les personnes bénéficiaires de l’aide sociale sont avant tout isolées : elles sont d’avantage en déficit de liens qu’en déficit de biens. Prenons l’exemple de l’enfance en danger : pour 80% des enfants pris en charge, on constate que le ou les parents sont isolés, qu’ils ne savent pas faire, ne savent plus faire et n’arrivent pas à assumer leurs enfants. Il n’y a que pour les 20% restant, et c’est déjà beaucoup trop, qu’il s’agit en effet de maltraitance. Même constat pour les personnes âgées : lorsque, au cours d’une étude, nous avons interrogé l’ensemble des personnes âgées de trois départements et de plusieurs communes, la très grande majorité ont exprimé leur désir d’être intégrées à la société, de prendre part à la vie collective et d’avoir une véritable utilité sociale. »
Si on prend un peu de recul, on constate que la question sociale s’est considérablement transformée ces dernières années. Il y a trente ans, on pouvait encore dire que les politiques d’action sociale ne concernaient que les plus pauvres. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Une part de plus en plus grandissante de la société est concernée car la question économique n’est plus le seul vecteur d’exclusion en France. Il y a deux autres dimensions qui sont tout aussi délétères : la dimension relationnelle, liée à l’affaiblissement des liens sociaux qui entraîne de l’isolement, du repli, de la défiance, de la méfiance, voire de la peur ; et puis la dimension identitaire, qui est liée au manque de reconnaissance et d’utilité sociale, et qui pose donc la question du projet collectif et du vivre-ensemble ». A cette tendance s’ajoutent de nouveaux bouleversements qui modifient profondément les structures de la société : le changement du rapport aux âges, les mutations du modèle familial, l’accroissement du chômage, la multiplication et une segmentation des espaces (le territoire où l’on travaille, celui où l’on dort, celui où l’on se distrait, celui où l’on consomme…)…
Cette évolution de la société s’est accompagnée d’un formidable développement de l’individualisme qui fait dire à Jean Viard, le sociologie des modes de vie, que « nous sommes passés dans la société du bonheur individuel et du malheur collectif ». Ainsi, tout est fait, et nous y avons tous contribué, pour que chacun puisse s’épanouir dans sa sphère privée et que tout ce qui fait problème relève des collectivités publiques.
Depuis plus de trente ans, chaque nouveau problème, quel que soit le domaine, a donné lieu à la création d’un nouveau dispositif sensé y répondre. Avec les effets pervers que cela induit : les personnes que l’on oublie car elles ne rentrent pas dans les cases de nos politiques publiques et les politiques publiques qui segmentent l’intervention. On a ainsi développé des administrations communales et départementales qui segmentent les problèmes ce qui ne facilite pas une vision globale dite transversale.
« Ce modèle arrive en bout des course, car nous sommes aujourd’hui confrontés à des limites de moyens et de ressources financière. Ce qui, d’un certain côté, est une bonne chose, car cela nous oblige à trouver des solutions nouvelles. Ainsi, il est fondamental d’avoir une vision globale des territoires et non pas des problèmes. Car un territoire dispose de ressources et de capacités sur lesquelles ont peu s’appuyer pour répondre aux différentes problématiques. Par ailleurs, nos observations des évolutions sociales montrent bien l’enjeu qu’il y a à construire des liens sociaux et des repères plus solides. Car aujourd’hui, les problèmes sociaux ne se limitent plus aux marges de la société mais bien au cœur même de celle-ci. Robert Castel, sociologue, parle de « déstabilisation des stables » pour exprimer l’envergure du phénomène. Il s’avère alors nécessaire d’intervenir dans une logique de développement, de transformation sociale applicable à la société dans son ensemble, et c’est dans cette optique que la Journée Citoyenne prend tout son sens ».
Pour l’Odas, la découverte de cette initiative a été une divine surprise. Un maire, qui n’était pas issu du social mais qui faisait cependant les mêmes constats, avait trouvé une manière d’y apporter une réponse concrète. Son idée est pourtant simple : au travers d’un événement ponctuel, faire se rassembler les habitants d’une ville et les entraîner vers des réalisations communes. Il s’agit ainsi de créer les conditions pour que les habitants partagent et se découvrent.
 » Dans Le Petit Prince, nous retenons tous la leçon du renard : « si tu veux un ami, apprivoise-moi ». Par ces mots Saint-Exupéry veut nous faire comprendre que nos yeux seuls ne peuvent pas percevoir la singularité d’un individu. Ces derniers sont enfermés dans leur apparence et c’est seulement en les apprivoisant que nous pourrons les connaître et apprécier leur singularité. La Journée citoyenne, c’est un peu ça : un espace où l’on va apprivoiser l’autre. Lors de la journée citoyenne, par du temps partagé et des réalisations concrètes et symboliques, le tissu social se retisse. On découvre que son voisin est plus que cet individu qui fait décidément trop de bruit, mais qu’on peut apprendre et s’enrichir à son contact. Avec la Journée citoyenne on réapprend à se parler, à se respecter, et on se rend compte qu’ensemble, on peut faire beaucoup de choses. En résumé : on réapprend à faire société. C’est cela qui est fondamental dans la Journée citoyenne : elle permet d’avoir enfin une politique publique qui va mobiliser les véritables ressources des territoires – les habitants – afin de développer les liens, les repères, et les relations entre les habitants. On a souvent tendance à l’oublier : le lien social ça se provoque, ça s’entretient, ça se travaille. Régis Debray à une très belle formule, il parle du « tissage du lien social ». Et la meilleure échelle pour le faire, c’est celle du quartier, de la commune.
Au fond, la Journée citoyenne permet de donner un contenu concret à la fraternité. A cette fraternité promise sur le fronton de nos espaces républicains. Car il ne s’agit pas d’un acquis, mais bien d’une promesse. Une promesse qui doit advenir par la mobilisation de chacun.
Et c’est bien ce que permet de faire la Journée citoyenne. C’est à partir de ces liens renoués, de ces solidarités esquissées, de ces amitiés forgées que s’enclenche la véritable révolution. La Journée citoyenne amorce ainsi une dynamique qui redonne du sens à la vie communale, à la fonction d’élu et, plus largement, à celle de citoyenneté. Chacun, avec ses différences, se mobilise fraternellement avec et pour les autres et retrouve ainsi foi dans l’avenir et la collectivité. », concluait Didier Lesueur.
C’est pourquoi depuis 2015, l’Odas a cherché des sponsors dans le but de conceptualiser et créer des supports facilitant l’organisation et la communication à destination des communes. L’objectif est d’essaimer dans toute la France, car le concept peut s’adapter à toutes les populations, à toutes les strates de communes. Nous en avons maintenant la preuve ! cela fonctionne autant dans les toutes petites communes, les moyennes et même des grandes villes comme Angers, Troyes, Mulhouse et Le Mans.

Le concept de la Journée citoyenne :

L’introduction a été suivi d’une présentation de la Journée citoyenne : Télécharger la présentation powerpoint diffusée lors du forum

Les expériences développées :

La suite du forum a permis de mettre en avant des expériences concrètes.

La Guierche : Un succès croissant chaque année de 90 participants en 2015 à 195 en 2018. Pas prévu dans le programme de mandature car pas sûr de trouver la bonne formule. Mme Mongodin, DGS a trouvé un article qui parlait de l’expérience de Berrwiller. Eric Bourge, Maire de La Guierche, appelait aussitôt Fabian Jordan, Maire de Berrwiller. Celui-ci s’est proposé spontanément pour apporter son aide. Une aide très précieuse, car si on veut que cela fonctionne, il faut une véritable organisation qui ne s’improvise pas.
« 1100 habitants à la Guierche et 90 personnes dès la première, sans référence locale, juste avec une invitation distribuée dans la boîte à lettres, c’était juste incroyable ! », s’exclame Eric Bourge. « Quand j’ai pris la responsabilité de maire, la commune avait une capacité d’autofinancement de 2500€ à la fin de l’année. La journée citoyenne était une chance de réduire les coûts de fonctionnement. L’économie locale n’en souffre pas, car les économies réalisées permettent de créer de l’investissement. Les artisans n’ont jamais eu autant de commandes locales depuis qu’ils participent à la journée citoyenne. En s’investissant avec les habitants, ils créent de la confiance. Et c’est la confiance qui permet de conclure des affaires. »

Savigné l’Evêque : En 2015, les attentats ont durement marqué la population et nous avons ressenti une volonté générale de resserrer les liens autour de valeurs citoyennes. Olivier Rétif explique que lorsqu’il a vu dans la presse l’initiative de la Guierche il était convaincu que c’était ce que les habitants attendaient. Le soutien d’Eric Bourge et le retour d’expérience organisé par l’Odas nous permettait de convaincre les collègues adjoints puis tout le conseil municipal. Sur 50 agents de la commune, 35 s’étaient portés volontaires pour créer la première journée citoyenne à Savigné l’Evêque.
Depuis 3 journées citoyennes ont été organisées. L’an dernier 185 participants de 3 mois à 97 ans, 94 hommes et 91 femmes (la parité !), 65 nouveaux et 63 participants pour la troisième fois consécutive. En trois ans, 345 personnes différentes ont participé, totalisant 555 journées de bénévolat. Mais la journée citoyenne ce n’est pas que des chiffres. Michel Serpin, habitant jeune retraité a participé à deux journées citoyennes. Il a pu apprécier d’être sur un atelier animé par une personne plus jeune que lui avec de réelles compétences. Il a particulièrement apprécié l’atelier « Construction d’un hôtel à insectes » où il s’est retrouvé à travailler avec des personnes de tous âges qu’il ne connaissait pas.
Gilles Pissot, agent de la commune, explique que la journée citoyenne a changé le regard des habitants sur le travail des agents. Il se sent davantage reconnu et respecté. Il a beaucoup de plaisir à préparer les ateliers, et ce jour-là beaucoup de choses sont faites.

Une vidéo reportage est visible à https://photos.app.goo.gl/2SuWNVXYyKgyfKa1A elle a été réalisée par Tomas Belton, cinéaste.

Ruaudin : 2 journées citoyennes ont été organisées par Betty Boudier, adjointe au Maire. Elles ne durent qu’une demi-journée et rassemblent une soixantaine de personnes, mais les gens sont heureux de pouvoir participer. Le Maire dit facilement que si la quantité n’est peut-être pas au rendez-vous la qualité est bien présente. Il est à noter la participation du foyer de vie “Les Hêtres” (adultes handicapés) pour qui cette journée est un moment d’inclusion et d’utilité attendu toute l’année.

Sillé le Philippe : Une première tentative de participation citoyenne n’a pas rassemblé le nombre espéré. Seuls les conjoints des élus étaient venus jardiner. Liliane Mèche, adjointe au Maire a pris les renseignements chez son voisin Savigné l’Evêque et s’est laissée convaincre que le concept de journée citoyenne serait plus fédérateur. L’année suivante, la journée citoyenne était un vrai succès, tout comme l’an dernier.

Saint Cosme en Vairais : 195 participants dès la première année dans une commune de 2000 habitants. Ce succès était inespéré. Viviane Guyot, adjointe au Maire, est venue deux années voir le déroulement de la journée citoyenne à Savigné l’Evêque. Elle n’imaginait pas que cela fonctionnerait autant. Cette journée était incroyable ! Difficile à organiser à cause d’un arrêt maladie important du responsable technique. 26 ados étaient présents et cela a satisfait tout le monde. Les organisateurs espèrent convaincre encore davantage de jeunes pour améliorer le respect des équipements.

Sainte Jamme sur Sarthe : Organisée pour la première fois le 29 septembre, la journée citoyenne a attiré 70 personnes sur 5 ateliers. Jean-Luc Suhard, Maire explique que l’aide d’Eric Bourge a été précieuse pour organiser et savoir comment communiquer.

Teillé : Le maire Michel Musset explique qu’il s’est lancé dans l’aventure tout fraîchement élu il y a un an, pour une journée citoyenne le samedi 9 juin. 90 personnes inscrites pour une commune de 500 habitants est exceptionnel ! Malheureusement ce 9 juin des intempéries désastreuses se sont abattues (sinistrant plusieurs communes sarthoises). Les ateliers ont dû être stoppés en fin de matinée. Le repas a été pris quand même (les cochons étaient déjà grillés). Comme le temps pressait moins, ce repas a été l’occasion pour que chacun des 90 se présente aux autres !

Saint Jean sur Mayenne : Qu’est-ce qui vous motive pour créer une journée citoyenne ? Olivier Barré, Maire de la commune : “Notre commune a une croissance forte, et il nous a semblé nécessaire de créer un moyen d’intégrer les nouveaux habitants. La journée citoyenne semble être une bonne formule utile.”

Quelques questions dans l’assistance :

Comment faire pour l’assurance ?
Il est indispensable de prendre rendez-vous avec son assureur et connaître les conditions. Il faut que la responsabilité civile de la Mairie puisse fonctionner en cas d’accident. Quand cela est possible il faut avoir sous la main un pompier ou une infirmière pour assurer les premiers secours, faire vérifier la sécurité par des personnes compétentes. Il est important de ne pas laisser faire n’importe comment et de ne pas mettre les personnes en danger. Malgré tout l’accident est toujours possible.
Pour en savoir plus sur l’assurance : http://journeecitoyenne.fr/lassurance/

Quel budget ?
Le budget est très variable. A Savigné l’Evêque la limite a été fixée à 8000€ en matériaux, convivialité et communication. A La Guierche cela varie beaucoup selon les chantiers menés. Une année la création d’un cheminement piéton obligeait à acheter beaucoup de matériaux. De toute façon le prix de revient des actions est forcément très bon-marché.

Quand les agents participent avec des bénévoles, comment fait-on ? ils doivent être aussi bénévoles ?
Non c’est impossible, cela s’appelle de la subordination. Ce n’est pas toujours compris par les bénévoles mais pour les agents, la commune est son employeur. Généralement le temps est simplement récupéré.

Quels moyens utiliser pour promouvoir la journée ?
Tous ceux à votre disposition ! Le bulletin municipal Des affiches, flyers,… En parler durant les vœux, l’accueil des nouveaux habitants, les AG des associations. Il est indispensable de distribuer un moyen de s’inscrire dans chaque boîte aux lettres. Il ne faut pas oublier la presse locale qui est toujours un très bon relais. Le Maire est la personne la plus crédible pour porter le message. C’est lui (ou celle) qui arrivera le mieux à faire adhérer les habitants au projet.

>> Besoin de conseils pour organiser votre Journée citoyenne ? Consultez notre rubrique « réussir sa journée » : http://journeecitoyenne.fr/document...]

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Organisé en partenariat avec Valencienns Metropole

« Vous avez RDV avec la ville – Rencontre nationale des acteurs du renouvellement urbain , les 27 et 28 juin 2018 à Valenciennes ( publié le 18-02-2019 )

Valenciennes Métropole organisait RDV avec la ville, les 27 et 28 juin 2018, à la Cité des congrès de Valenciennes. Lancé par Jean-Louis Borloo, cet événement national rassemblera 700 acteurs du renouvellement urbain, désireux d’inventer des villes (...)

Valenciennes Métropole organisait RDV avec la ville, les 27 et 28 juin 2018, à la Cité des congrès de Valenciennes. Lancé par Jean-Louis Borloo, cet événement national rassemblera 700 acteurs du renouvellement urbain, désireux d’inventer des villes plus humaines, plus durables et plus dynamiques, au bénéfice des premiers concernés : les habitants !

Au programme : des séances plénières avec les interventions d’acteurs-clés de la politique de la ville ; des « grands débats » sur des thématiques d’actualité (stratégies de reconversion des territoires, transition énergétique, développement économique dans les quartiers.) ; des ateliers pour découvrir des cas concrets de renouvellement urbain et s’en inspirer (70 contributions, reçues de toute le France, seront présentées), des visites de sites pour découvrir des projets emblématiques du Valenciennois. Et bien d’autres temps forts !

L’Odas etait partenaire de cet événement et était par ailleurs représenté parmi les intervenants. En effet, Jean-Louis Sanchez, délégué général de l’observatoire, intervenait le 27 à 10h30 lors de la table ronde d’ouverture intitulée « Mobilisation nationale pour la politique de la Ville : et maintenant ? ». Didier Lesueur, directeur général de l’Odas, animait quand à lui une table ronde sur le thème : « Remettre l’école au centre du quartier ».

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Organisé en partenariat avec le Journal des acteurs sociaux

11es Assises nationales de la protection de l’enfance - les 28 et 29 juin 2018 à Nantes ( publié le 26-03-2018 )

Comme chaque année, l’Odas est le principal partenaire du Journal des acteurs sociaux dans l’organisation des désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée les 28 et 29 juin 2018 à Nantes, en collaboration avec (...)

Comme chaque année, l’Odas est le principal partenaire du Journal des acteurs sociaux dans l’organisation des désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée les 28 et 29 juin 2018 à Nantes, en collaboration avec le conseil départemental de Loire Atlantique, cette onzième édition aura pour thème : « Dans la famille “jeprotègelenfant" je voudrais… Tous ceux qui répondent à ses besoins ».
Partir des besoins de l’enfant pour mieux évaluer sa situation puis mieux l’accompagner semble une évidence, mais ce n’est pas si simple à mettre en oeuvre. Cela requiert de pouvoir les évaluer en fonction de contextes toujours singuliers. Cela implique de mieux identifier et de mieux valoriser les ressources des diverses familles (qu’elles soient de sang ou de coeur) qui entourent – ou sont susceptibles d’entourer – l’enfant. Et pour y parvenir, dans un contexte suscitant d’importantes tensions et diverses formes de découragement, les institutions doivent donner l’exemple en inventant de nouveaux modes de coopération.

Les modes de vie et configurations familiales ont considérablement évolué ces dernières années en même temps que l’univers socio-économique, juridique, environnemental ou technologique. Les repères éducatifs en sont bouleversés. Chacun mesure donc aujourd’hui l’urgence d’une adaptation des pratiques professionnelles pour mieux accompagner les jeunes et leurs parents.

C’est pourquoi, la loi du 14mars 2016 a explicitement placé la notion de besoins de l’enfant au coeur de l’approche de notre politique de protection de l’enfance. Cela appelle un changement de paradigme pour transformer les regards sur la parentalité et l’environnement de l’enfant. Avec pour conséquence de réformer les pratiques en matière d’évaluation des besoins de l’enfant (en prévention comme en protection), en matière de travail avec l’enfant lui-même, les parents et/ou les autres acteurs éducatifs autour de l’enfant, et en ce qui concerne les modes de coopération entre institutions.

Il faut donc maintenant préciser les modalités de cet indispensable changement et les moyens d’y parvenir dans un contexte difficile sur les plans financier et institutionnel.

C’est ce que propose de faire la 11e édition des Assises nationales de la Protection de l’Enfance avec l’ambition de contribuer à bâtir une protection de l’enfance 3.0, prometteuse pour les enfants, motivante ou re-motivante pour ceux dont c’est le métier, et mobilisatrice pour les autres dont c’est aussi la responsabilité.

>>Télécharger le programme

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Organisé en partenariat avec le Journal des acteurs sociaux

10es Assises nationales de la protection de l’enfance - les 3 et 4 juillet 2017 à Paris ( publié le 14-09-2017 )

Comme chaque année, l’Odas organisait, en partenariat avec le Journal des acteurs sociaux, les désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance. Organisée à Paris les 3 et 4 juillet 2017 en collaboration avec la mairie de (...)

Comme chaque année, l’Odas organisait, en partenariat avec le Journal des acteurs sociaux, les désormais incontournables Assises nationales de la protection de l’enfance.
Organisée à Paris les 3 et 4 juillet 2017 en collaboration avec la mairie de Paris, cette dixième édition avait pour thème : « 2007-2017 : L’heure de vérité ».
Avons-nous progressé ? Est-ce mieux ailleurs ? Comment relever les nouveaux défis ?
Ces deux jours de réflexions et d’échanges ont réuni prés de 2000 acteurs du secteur autour de ces questions.

Vous pouvez commander les actes sur le site du Journal des acteurs sociaux :
-* En version papier expédiée par courrier (21 €) dès votre commande
-* En version PDF (14€)

Depuis la réforme du 5 mars 2007, alors plébiscitée, et dont le projet avait été débattu lors des 1res Assises nationales de la protection de l’enfance, dix ans ont passé. Dix ans de progrès accomplis mais aussi d’insuffisances récurrentes qui ont nécessité le vote d’une nouvelle loi (14 mars 2016) centrée sur l’intérêt de l’enfant et le pilotage de la politique de protection de l’enfance.

Or, malgré ces adaptations réglementaires et les efforts constants des professionnels et des institutions, les doutes subsistent sur la capacité de notre modèle à assurer in fine l’efficience des réponses apportées. et les tensions sur le terrain semblent s’amplifier dans un contexte, de surcroît, de plus en plus complexe et imprévisible.

Quel véritable bilan peut-on tirer de ces dix dernières années ? Sur quoi avons-nous progressé, sur quoi avons-nous régressé ? Fait-on mieux ailleurs ? Pourra-t-on s’adapter à la vulnérabilité exponentielle de notre société et à la déliquescence de la plupart des repères éducatifs ? Quelles perspectives pour notre système et nos pratiques ?
Telles sont les questions sur lesquelles les participants ont débattu lors de cette édition anniversaire des Assises.

>>Télécharger le programme

Protection de l’enfance : ce qu’en pensent les professionnels

Dix ans après la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance dont le projet avait été présenté lors des 1res Assises nationales de la protection de l’enfance, l’Odas réalisait, pour les 10e Assises nationales de la protection de l’enfance, une enquête nationale afin de donner la parole aux acteurs concernés par la protection de l’enfance : quel bilan et quelles perspectives dressent-ils de ces dix dernières années dans ce domaine ? Ce sont finalement plus de 2000 personnes aux places variées dans le dispositif qui se sont exprimées, faisant part de leur ressenti sur les progrès accomplis et les insuffisances repérées.

Une enquête qui dresse un bilan mitigé. En effet, sur ces dix dernières années, les acteurs concernés par la protection de l’enfance et de la famille ressentent une amélioration du dispositif surtout en ce qui concerne le repérage et l’évaluation des situations. Ils dressent aussi le portrait d’une protection de l’enfance qui intègre plus la famille et écoute davantage l’enfant, dans l’intérêt de ce dernier. Ils ne concluent pas pour autant à une meilleure réponse aux besoins des enfants, particulièrement du côté du placement.
Les acteurs concernés par la protection de l’enfance apparaissent ainsi frustrés de ne pas réussir à mieux répondre aux objectifs fixés par les dernières lois qu’ils semblent plébisciter. La faiblesse de coordination entre les différents partenaires ainsi que le manque de moyens sont alors pointés du doigt. Sentiment d’un manque de moyens qui n’est sans doute pas sans lien avec celui d’insuffisances récurrentes au niveau de la prévention. Ce bilan mitigé ne suffit toutefois pas à expliquer les inquiétudes des acteurs concernés par la protection de l’enfance. Leur anxiété face au futur du dispositif semble s’inscrire dans un contexte d’incertitudes plus général qui concerne la société dans son ensemble.

>>Télécharger l’enquête « Bilan et perspectives de la protection de l’enfance - Un bilan en demie teinte »

>>Commander les actes sur le site du Journal des acteurs sociaux :
-* En version papier expédiée par courrier (21 €) dès votre commande
-* En version PDF (14€)

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Organisé en partenariat avec la collectivité territoriale de Guyane

Semaine de la protection de l’enfance - Du 23 au 29 novembre en Guyane ( publié le 06-10-2016 )

Désireuse de développer une culture commune aux professionnels de la protection de l’enfance, la Collectivité territoriale de Guyane organise, avec le concours de l’Odas, une semaine de la protection de l’enfance en Guyane du 23 au 29 novembre 2016. (...)

Désireuse de développer une culture commune aux professionnels de la protection de l’enfance, la Collectivité territoriale de Guyane organise, avec le concours de l’Odas, une semaine de la protection de l’enfance en Guyane du 23 au 29 novembre 2016.

Mercredi 23 novembre, la journée des outre-mers, co-animée avec l’ODAS, vise à réunir les collectivités ultra-marines autour de la question de la protection de l’enfance.
Puis, les 24 et 25 novembre, les 2es rencontres territoriales de la protection de l’enfance prévoient de réunir 500 professionnelles autour de la thématique « Les droits de l’enfant et des familles : Obligations et défis ! Sauvegarder les liens ? ». Dans ce cadre, Maud Gallay, chargée d’étude à l’Odas, anime l’atelier « Le travail avec les familles en protection de l’enfance », tandis que Marie-Agnes Feret, également chargée d’étude, assure la restitution des ateliers et intervient en plénière sur le sujet des interventions de protection de l’enfance dans le milieu de vie de l’enfant. Dans ce cadre, elle présentera les principaux constats issus de l’étude de l’Odas sur ce sujet et dont le rapport paraitra d’ici le début de l’année 2017.
Enfin, les 28 et 29 novembre, un seminaire animé par l’ONPE (Observatoire national de la protection de l’enfance) sera consacré aux données chiffrées de l’enfance en danger.

>Télécharger le programme de la journée des outre-mers
>Télécharger le programme des 2es rencontres territoriales de la protection de l’enfance
>Télécharger le programme du séminaire sur les données chiffrées de l’enfance en danger

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Organisé en partenariat avec le Journal des acteurs sociaux

1res Assises nationales Citoyenneté et handicap ( publié le 05-10-2016 )

A vos agendas ! L’Odas, le Jas, Ades, le Comité d’entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d’enfants handicapés, l’Assemblée des départements de France et la Mairie de Paris organisent le 17 novembre 2016 les (...)

A vos agendas ! L’Odas, le Jas, Ades, le Comité d’entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d’enfants handicapés, l’Assemblée des départements de France et la Mairie de Paris organisent le 17 novembre 2016 les premières Assises nationales Citoyenneté et handicap à l’hôtel de ville de Paris.

Les pouvoirs publics se sont principalement consacrés ces trente dernières années à répondre aux attentes des personnes en situation de handicap sur le terrain de leurs besoins matériels et des droits qui en découlent, notamment en matière d’accessibilité.
Mais la place de ces personnes sur le terrain de l’emploi, de la vie sociale, de la reconnaissance sociale, reste encore très imparfaite. L’indifférence, la stigmatisation continuent d’imprégner trop souvent les regards et les postures. Il faut dorénavant faire admettre par tous qu’il n’y aura pas de nouveau contrat social sans que la différence soit perçue comme un atout. Mais il faut aussi s’attacher à adapter à ces nouveaux enjeux la gouvernance du secteur du handicap, qui souffre d’un manque de lisibilité et de repères. Autant de défis cruciaux qui seront débattus pour la première fois lors de ces Assises pour interpeller l’opinion publique et les décideurs.

>>Télécharger le programme

RENSEIGNEMENTS :
Marie-josé Lopez Portland
Tél. : 01 53 10 24 16 - Fax : 01 53 10 24 19
E-Mail : marie-jose.lopez@lejas.com
Web : www.lejas.com

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