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Notre lettre d'information

 

Organisé en partenariat avec le Jas « Mineurs non accompagnés, l’urgence de nouvelles réponses. État des lieux et perspectives » - Le 8 février 2019 à Paris

Face à l’afflux massif et croissant en France, comme partout en europe, de mineurs non accompagnés (MNA) ou se déclarant comme tels (40 000 en 2017 contre 25 000 un an plus tôt, selon l’ADF), les dispositifs (d’évaluation, de mise à l’abri et de prise en charge) sont saturés, les finances locales et les réponses traditionnelles de protection de l’enfance sont mises à mal dans un contexte déjà complexe. Reste que dès lors qu’ils sont sur son territoire, la France doit protéger ces jeunes s’ils sont mineurs et non accompagnés.
Comment relever ces défis, aujourd’hui et demain, dans le respect de nos engagements internationaux, de notre législation, de nos impératifs éthiques et de nos valeurs ? Comment adapter nos réponses aux besoins particuliers de ces jeunes ? Comment les accueillir, les mettre à l’abri, évaluer leur minorité ou encore les accompagner vers l’autonomie ? Comment faire face sans déstabiliser les équilibres déjà fragiles des dispositifs publics et sociaux ? S’il n’y a pas de réponses simplistes, la convergence des objectifs des différents acteurs et la cohérence de la réponse publique sont-elles possibles ?... autant de questions cruciales qui interrogent celles et ceux qui, sur le terrain, sont confrontés ces réalités.

La conférence « Mineurs non accompagnés, l’urgence de nouvelles réponses. État des lieux et perspectives » , organisée le 8 février 2019 par l’École de la Protection de l’Enfance (EPE) et le Journal des Acteurs Sociaux (Jas) en partenariat avec l’ODAS et l’Assemblée des Départements de France (ADF), visait à apporter des éclairages face à ces nombreuses interrogations. Cette journée d’information et d’échanges, qui s’est déroulée à la Maison de la Chimie (Paris), a attiré quelque 600 personnes venues de toute la France, preuve, si besoin était, qu’il s’agit d’un enjeu crucial pour les acteurs politiques et associatifs.

C’est dans un état d’esprit constructif que les intervenants d’horizon très différents [1] ont partagé leurs expériences et ressentis (parfois fort différents) en évitant les polémiques stériles qui polluent souvent les débats dès lors qu’il s’agit de cette question sensible. Dans une première partie, ils ont ainsi dressé un état des lieux du phénomène, des besoins des jeunes concernés et des difficultés rencontrées par les acteurs qui doivent y répondre.
Deux anciens MNA on même pu partager avec bienveillance leurs parcours avec les aspects positifs et ceux qui le furent moins.

Au-delà du constat sur les difficultés partagées (saturation des dispositifs, lacunes d’accompagnement social et sanitaire, évaluation de la minorité...), le colloque a aussi permis de mettre en avant des initiatives audacieuses. On peut citer l’accueil familial bénévole mis en place en Loire-Atlantique (voir la fiche d’Apriles, le laboratoire d’innovation de l’Odas, portant sur cette action) ou encore le dispositif Trajet initié dans le Nord qui rationalise et mutualise les grandes étapes de l’accueil et l’évaluation du MNA. Didier Lesueur, directeur de l’Odas, a également fait référence à l’enquête de l’observatoire « Les modes d’accueil adaptés aux mineurs non accompagnés : Face à l’urgence, des départements innovent » qui recense des modes d’accueil innovant. Retour ligne automatique
Si tous les acteurs ont souligné que les moyens manquent, malgré un très lourd investissement des départements (2 milliards d’euros), ils ont aussi démontré leur implication pour que la question des MNA soit traitée à la fois de manière humaniste et juste.

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