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Notre lettre d'information

 

« Observer pour mieux décider », par Christophe Béchu

Investi depuis plusieurs années au sein de l’Odas, je suis heureux de succéder à Pierre Méhaignerie, qui en assurait jusqu’alors la présidence par intérim suite au décès de Michel Dinet.

Au sein de l’économie réelle, la nécessité d’investir dans la recherche et le développement est une conviction partagée par tout le monde depuis bien longtemps. Ce n’est pas le cas dans le social où l’observation n’est pas encore considérée par tous comme une évidence, alors qu’elle constitue un moyen incontestable d’améliorer l’efficacité de la dépense publique.

C’est la raison pour laquelle j’ai à cœur de participer pleinement aux missions défendues par l’Odas, dont l’indépendance constitue selon moi une véritable force. En effet, de nombreuses collectivités (communes et départements) sont investies au sein de l’association, ainsi que des institutions de protection sociale, des associations et des entreprises, le tout régi par un principe de neutralité. Le conseil d’administration et le nouveau bureau qui m’entoure reflètent également cette diversité, aussi bien politique, géographique qu’institutionnelle. Cet observatoire travaille donc de manière très collégiale et trans-partisane.

Par ce fonctionnement œcuménique et sa culture de l’observation et de la recherche collective, l’ODAS incarne cette capacité à échanger sur les pratiques inspirantes ; à éclairer les acteurs publics sur les moyens mobilisés et les actions mises en œuvre ; et au final, à se poser les questions et à apporter les réponses qui permettront demain d’optimiser les choix et les décisions des élus ainsi que les dépenses publiques.
En outre, c’est tout simplement de « mieux observer pour mieux décider » dont il s’agit, et de travailler à faire correspondre demandes et réponses sociales. A titre d’exemple, l’ODAS a apporté sa contribution à la loi du 5 mars 2007 reformant la protection de l’enfance et à faire évoluer les pratiques en la matière. Ayant été Président du « 119-Allo enfance en danger » pendant trois ans, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur.

Si l’on pense que les solutions ne viennent pas d’en haut, si l’on considère qu’il faut qu’on soit en capacité de faire la preuve de ce que l’on avance à travers des expérimentations, si l’on souhaite optimiser la réponse publique face aux nouveaux enjeux sociaux, alors jamais l’observatoire n’a été aussi important.

Christophe Béchu
Président de l’ODAS
Maire d’Angers
Sénateur du Maine-et-Loire
Ancien président du Conseil général du Maine-et-Loire

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