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Notre lettre d'information

 

Politiques de soutien à l’autonomie

Depuis sa création l’ODAS a conduit plusieurs enquêtes et études sur la prise en charge du vieillissement et les politiques en faveur du maintien dans l’autonomie. Ces travaux concernent en particulier l’observation et le diagnostic des besoins des personnes âgées, ainsi que l’adéquation des réponses proposées, aussi bien à travers l’élaboration et la mise en œuvre des allocations, que dans le cadre des stratégies et organisations des collectivités locales et territoriales.

Les études de l’Odas ont, entre autres, apporté des arguments en faveur d’une plus grande convergence des politiques personnes âgées et personnes handicapées autour de la notion de perte d’autonomie, sans tenir compte de l’âge. Dans cette logique, l’Odas promeut un regard positif sur le vieillissement, considérant les personnes âgées comme une richesse et non un poids pour notre société et considère qu’il est essentiel de préserver le plus longtemps possible l’autonomie de ces personnes par une politique forte de prévention et de lutte contre l’isolement. Les études de l’Odas ont également insisté, dans une recherche d’efficience des politiques, sur la nécessité de renforcer la coopération entre acteurs.

>>Contact : Estelle Camus

Les dernières publications

Rapport de l’Odas - « Service des allocations de soutien à l’autonomie. Où en est-on ? » - Décembre 2015
« Optimiser le soutien à domicile des personnes âgées : pour une meilleure complémentarité entre caisses de retraite et départements » - Les Cahiers (...)

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Recherche action : « La place des personnes âgées dans la cité »

Notre société a fait de la retraite une véritable barrière des âges, qui contribue à la mise à l’écart des plus âgées de nos concitoyens et à la diffusion d’une vision dévalorisante de la vieillesse. Car si une minorité de personnes, touchées par des (...)

Notre société a fait de la retraite une véritable barrière des âges, qui contribue à la mise à l’écart des plus âgées de nos concitoyens et à la diffusion d’une vision dévalorisante de la vieillesse. Car si une minorité de personnes, touchées par des incapacités liées à l’âge ou la maladie, a besoin d’être soutenue, les plus âgés, dans leur grande majorité revendique avant tout leur utilité sociale. D’où la formule portée par l’Odas : « les personnes âgées ont plus besoin d’aider que d’être aidées ». En effet, la collaboration entre les âges et la reconnaissance de la place des personnes âgées dans notre société servent non seulement leur intérêt en favorisant le « Bien vieillir », mais également celui de toute la société, comme facteur de richesses économiques, éducatives… et de cohésion sociale. Dans un pays où un tiers de la population aura demain plus de 60 ans, les enjeux sont considérables et nécessitent la mise en œuvre de dynamiques nouvelles et ambitieuses.

Cette évolution est déjà amorcée, notamment avec la loi d’adaptation de la société au vieillissement, votée le 28 décembre 2015. Loi d’orientation, elle dépasse le simple cadre de la prise en charge de la dépendance pour s’articuler autour de trois priorités : l’anticipation, l’adaptation et l’accompagnement. Comme le rappelle l’exposé des motifs : « cette dynamique d’ensemble permet de porter un nouveau regard sur les âgés, de consacrer leur place, de reconnaître leur rôle fondamental dans la société et de saisir le potentiel que représente la croissance démographique pour la croissance et l’emploi ». D’autres initiatives, à l’exemple du programme MONALISA ou de la démarche Villes Amies des Aînées, antérieures à la loi, participent de cette ambition.

La loi a également renforcé le positionnement des Caisses de retraite, en confirmant le rôle stratégique de l’Inter-régime (CNAV, CCMSA, RSI CNRACL) en matière de prévention de la perte d’autonomie et de « Bien vieillir ». Du côté des collectivités, si les Départements ont été renforcés par la loi ASV dans leur mission de coordonnateurs des politiques d’autonomie, les communes ont également une antériorité en matière de soutien aux personnes âgées et la capacité à mobiliser de nombreux leviers d’action autres que l’action sociale (urbanisme, logement, transport, culture, éducation…). Par ailleurs, une étude récente du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a révélé la part croissante de personnes âgées dans les quartiers en politiques de la ville. Aussi, en tenant compte de la multiplicité des acteurs et d’une approche nécessairement transversale, la loi ASV a posé les bases d’une nouvelle gouvernance des politiques publiques en faveurs des personnes âgées : Conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, Conférences des financeurs…

Il s’agit donc aujourd’hui, plus fondamentalement, de repenser la place occupée par les personnes âgées dans notre société. Dès 1994, plusieurs études conduites par l’Odas ont permis de mettre en relief, à travers l’observation des attentes des personnes et l’inadéquation des réponses publiques, la nécessité d’inverser notre regard sur les aînés. Ce fut notamment le cas lors d’une l’enquête auprès des personnes de plus de 75 ans des villes de Cannes, Issy-les-Moulineaux et Roanne. De même, le travail de recensement et d’expertise d’actions inspirantes mené par l’Agence des Pratiques et Initiatives locales (www.apriles.net), a permis de mesurer à quel point la mobilisation de retraités, notamment auprès d’enfants et de jeunes, pouvaient avoir un impact positif sur les deux publics concernés, certains aînés n’hésitant pas à parler de « boucliers contre la dépendance ». Parmi ces initiatives on peut distinguer notamment l’Outil en mains, Lire et faire lire, mais aussi la démarche d’ECTI… C’est pourquoi, fort de ces constats, l’Odas n’hésite pas à soutenir des initiatives telles queLa Journée Citoyenne, qui favorise concrètement la collaboration des âges

MODALITES DE MISE EN ŒUVRE DE LA RECHERCHE-ACTION
L’Odas engage, en partenariat avec la CCMSA, la CNAV, les autres membres de l’inter-régime et des partenaires potentiellement concernés par les dynamiques de territoires (CGET, Association de Maires), une recherche-action (qui durera de deux à trois ans - 2018-2020) dans quelques communes ou intercommunalités déjà fortement impliquées dans cette problématique (Angers, Arras, Bordeaux, Paris, Saint-Jean-de-Maurienne et Suresnes). Il s’agit d’identifier dans chaque territoire les leviers spécifiques permettant d’associer le plus grand nombre de personnes âgées à des démarches de revitalisation des liens sociaux et des solidarités de proximité, à travers entre autre leur engagement éducatif. Cette recherche-action a ainsi pour objectif de bâtir de nouveaux modes de coopération entre les communes, les départements, les organismes de protection sociale et les associations autres que celles traditionnellement investies auprès des aînés. Elle s’efforce également d’identifier des facteurs de mobilisation des personnes âgées sur des actions non stigmatisantes, favorisant leur inclusion sociale et leur qualité de vie. Elle pourrait aboutir à la généralisation de dispositifs et à une modélisation de l’implication des retraités sur les territoires.

La première étape de la recherche-action consiste dans la mise en place dans chaque collectivité d’un comité de pilotage, permettant une collaboration active entre les acteurs concernés. Celui-ci a pour mission de dresser un diagnostic de la situation puis de définir les axes prioritaires que chaque collectivité souhaite investir (éducation, insertion des jeunes, participation citoyenne…). A partir de ce recensement des besoins, sont alors définies les modalités de réalisation des objectifs, dont notamment la mobilisation des aînés, la coopération entre les différents professionnels, et l’évaluation des résultats. En outre, cette instance de concertation peut définir les pistes permettant d’associer l’ensemble de la population à cette dynamique.

Enfin il est important de relever que cette recherche-action est suivie par un comité de pilotage national, composé de représentants des partenaires impliqués. Ce comité auditionnera par ailleurs des personnalités qualifiées.

> Contact : Estelle Camus

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Accompagnement à la mise en oeuvre de la Maison Départementale de l’Autonomie en Haute-Loire

« Nous sommes réunis pour construire ensemble, avec nos partenaires, un dispositif qui permette d’améliorer les réponses aux personnes âgées et aux personnes handicapées de notre département. Nous sommes nombreux à constater des besoins en matière (...)

« Nous sommes réunis pour construire ensemble, avec nos partenaires, un dispositif qui permette d’améliorer les réponses aux personnes âgées et aux personnes handicapées de notre département. Nous sommes nombreux à constater des besoins en matière d’accueil, mais aussi en matière d’information, notamment sur les aides techniques. La future MDA doit non seulement être un lieu ressource pour tous les habitant , mais également mobiliser l’ensemble des services, des partenaires et de la population du Département autour de l’inclusion de ces personnes ». C’est par ces mots que le Président du Conseil Départemental, Jean-Pierre MARCON, a ouvert ce chantier d’envergure qui s’engage avec le soutien méthodologique de l’Odas. Un projet qui s’inscrit très directement dans les objectifs de la feuille de route définie par le Département pour la période 2015-2021.

L’Odas a été sollicité en raison notamment de l’expertise qu’il a précédemment développé sur le Département de la Lozère, où l’Observatoire a accompagné un projet similaire entre décembre 2014 et décembre 2015. La méthodologie retenue est celle de la recherche action et repose sur trois principes : un diagnostic partagé, une démarche participative, l’observation comme levier du changement. La mission de l’Odas consistera notamment à faciliter la compréhension, puis l’appropriation par tous les acteurs, des plus-values inhérentes à la création d’une MDA. Elle doit ainsi permettre au Conseil Départemental de mobiliser l’ensemble des parties prenantes, afin de définir le périmètre de la nouvelle organisation, puis de mettre en œuvre cette dernière.

Trois étapes sont prévues :

  • Du 13 au 16 mars derniers, six collaborateurs de l’Odas ont conduit une première phase de diagnostic, en préalable au déploiement d’une Maison Départementale de l’Autonomie (MDA) en Haute-Loire. Pendant quatre jours, ils ont rencontré l’ensemble des acteurs du territoire concernés par ce projet (associations, services déconcentrés de l’Etat, protection sociale…) et animé des rencontres avec les collaborateurs de la Maison Départementale des Personnes Handicapées et du Service Maintien dans l’Autonomie du Département. Objectifs : identifier les atouts, les attentes mais aussi les points de vigilance que suscite ce projet de Maison de l’autonomie (MDA). Le diagnostic a été restitué dans le courant du deuxième trimestre 2018 au Comité de pilotage de la recherche action (associant les élus en charge des compétences concernées et la Direction générale, il se réunit à chaque étape) et aux collaborateurs de la MDPH et du SMA. Trois pistes de travail ont alors été dégagées dégagées : Favoriser la connaissance réciproque des équipes et l’émergence d’une culture commune ; Redéfinir les missions d’accueil/information, de gestion administrative des dossiers, d’accompagnement social ; Organiser l’articulation siège /territoires.
  • Une phase de co-construction, dans le cadre d’ateliers collectifs, afin de définir des scénarii envisageables pour la future MDA, précisant son périmètre d’action, son mode de fonctionnement…Ces ateliers participatifs portent sur cinq thématiques et réunissent des groupes de 12 participants maximum, associant des agents du SMA, de la MDPH, de la MAIA, du service social et les responsables de territoires. Deux ateliers sont menés par thématique pour impliquer la quasi-totalité des agents concernés. Tenant compte des attentes formulées autour du projet de MDA (un Guichet unique, un lieu ressource, un lieu d’animation, une mutualisation des moyens) pour garantir une réponse pour toutes personnes confrontées à une perte d’autonomie sur l’ensemble du territoire, le choix définitif du scénario retenu reviendra au COPIL.
  • Une phase d’accompagnement au changement, conditionné par le choix du scénario. Sur le Département de la Lozère, cette étape avait notamment été l’occasion de travailler sur l’harmonisation des territoires, sur le redéploiement des ressources en fonction des nouveaux périmètres, sur la clarification des processus d’évaluation, de suivi et d’accompagnement social.

Contact : Estelle Camus - estelle.camus@odas.net

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Le guide pour les acteurs de terrain en charge des personnes âgées immigrées

A la suite d’un appel à projet initié par la Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN) au Ministère de l’intérieur, l’Odas a été retenu afin de concevoir un projet de guide pour les acteurs de terrain en charge (...)

A la suite d’un appel à projet initié par la Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN) au Ministère de l’intérieur, l’Odas a été retenu afin de concevoir un projet de guide pour les acteurs de terrain en charge des personnes âgées immigrées.

Ce guide devrait notamment permettre :

  • de signaler les pratiques inspirantes en matière d’accueil, d’accompagnement social, médico-social et sanitaire des personnes âgées immigrées, résidant dans l’habitat ordinaire et diffus, portées par les acteurs ( Départements, Communes, opérateurs de terrain…) sur l’ensemble du territoire national
  • d’identifier les facteurs de pérennisation et de reproduction de ces pratiques inspirantes
  • de les diffuser largement auprès de l’ensemble des acteurs. La démarche s’appuie sur un comité de pilotage (CNAV, CNSA, DAAEN, DGCS, DGS, ODAS) et un groupe de travail réunissant des représentants de départements, de villes, de CCAS, de structures associatives actives sur cette thématique et des ministères concernés.

L’enquête s’organise en deux parties :

  • Un groupe de travail se réunissant régulièrement dans les locaux de l’Odas.
  • Des visites sur site organisées sur six territoires retenus par le groupe de travail : la Seine-Saint-Denis, le Maine-et-Loire, les Bouches-du-Rhône, le Nord, la Haute-Garonne et Paris.

>> Le guide sera publié prochainement

>>Contact : Emmanuelle Guillaume

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Les groupes de travail de la Commission « Autonomie »

Certains travaux sont transversaux à différentes thématiques et sont alors menés par des groupes de travail ad hoc.

Certains travaux sont transversaux à différentes thématiques et sont alors menés par des groupes de travail ad hoc.

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