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Le mot des Présidents

« Au service d’une action plus démocratique », par Pierre MEHAIGNERIE

"L’exigence de performance sociale constitue un impératif.
Eu égard au niveau actuel de l’effort social de la Nation (il est supérieur de trois points de PIB à la moyenne européenne), nous devons faire plus et mieux avec les ressources mobilisées. (...)

"L’exigence de performance sociale constitue un impératif.

Eu égard au niveau actuel de l’effort social de la Nation (il est supérieur de trois points de PIB à la moyenne européenne), nous devons faire plus et mieux avec les ressources mobilisées.

Avant qu’un cadre législatif n’ait été posé (Loi Organique relative aux Lois de Finances, Loi Organique relative aux Lois de Finances de la Sécurité Sociale…), l’ODAS a fait de cette exigence l’axe directeur de son action au service des politiques d’action sociale décentralisée.

J’y ai adhéré, dès l’origine, soucieux :

  • de mettre l’observation au service de l’action ;
  • de permettre une analyse comparée des politiques d’insertion, de soutien à l’enfant et à la famille, de promotion de l’autonomie ;
  • de développer des outils d’analyse des données financières ;
  • d’évaluer les stratégies et les organisations ;
  • de repérer, d’échanger et de diffuser les bonnes pratiques.

En synthèse, contribuer à la transparence pour la vérité des faits au service d’une action plus démocratique.

Tel a été, dès l’origine, le sens de mon engagement auprès de l’ODAS."

Pierre MÉHAIGNERIE
Président d’honneur de l’ODAS
Maire de Vitré
Ancien Ministre
Ancien président de la commission des affaires culturelles,
familiales et sociales de l’Assemblée nationale
Ancien député

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« Le coeur et la raison », par René LENOIR

Je m’interroge : pourquoi ai-je accepté, il y a une douzaine d’années, de présider l’ODAS ?
J’ai baigné dans le social pendant près de quarante ans : enquêtes de terrain en 1958-1960, Directeur général au Ministère des affaires sociales en 1970, Secrétaire (...)

Je m’interroge : pourquoi ai-je accepté, il y a une douzaine d’années, de présider l’ODAS ?
J’ai baigné dans le social pendant près de quarante ans : enquêtes de terrain en 1958-1960, Directeur général au Ministère des affaires sociales en 1970, Secrétaire d’état à l’Action sociale de 1974 à 1978, Président de la Commission des affaires sociales du VIe Plan, Président de l’UNIOPSS à compter de 1992. La création d’un observatoire de l’Action sociale ne pouvait me laisser indifférent. Il était bon qu’un oeil serein observe et mesure les effets d’une législation mouvante sur une société en évolution rapide.

La seconde raison tient aux personnes. A celle d’abord de l’animateur de l’organisme, Jean-Louis SANCHEZ, personnalité généreuse et dynamique. Son expérience de terrain garantissait le sérieux du travail. A la qualité humaine et professionnelle de l’équipe de l’ODAS ensuite. Je me suis très vite senti en sympathie avec elle. A la présence, enfin, d’élus locaux de tendances politiques diverses dans le conseil d’administration. Leur témoignage et leur engagement ne pouvaient qu’enrichir la qualité des observations et de la réflexion qui en découlait.

René LENOIR
Président d’honneur de l’ODAS
Ancien Ministre

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« Comprendre... », par Michel DINET

"La fraternité est inscrite en toutes lettres dans la devise républicaine depuis maintenant deux siècles. Pour autant, malgré une amélioration incontestable du niveau de vie des familles sur la durée, force est de constater que les bouleversements (...)

"La fraternité est inscrite en toutes lettres dans la devise républicaine depuis maintenant deux siècles. Pour autant, malgré une amélioration incontestable du niveau de vie des familles sur la durée, force est de constater que les bouleversements sociaux, économiques, écologiques en cours bousculent terriblement les bases sur lesquelles ont été pensées, organisées et financées les solidarités.

Dans ce contexte, la responsabilité tant des élus que des cadres des collectivités territoriales consiste tout autant à construire et piloter des politiques publiques répondant aux défis sociaux contemporains que de veiller, à travers la manière même dont celles-ci sont mises en œuvre, à reconstituer des liens de confiance pour tisser un vivre ensemble fraternel et solidaire.

Face à ces enjeux, l’observation relève à la fois de l’impérieuse nécessité d’appréhender la réalité des situations sociales, d’en prévoir les évolutions et d’identifier les besoins sociaux qui en découlent pour mieux répondre aux attentes des citoyens. Il est tout aussi nécessaire que l’observation contribue à évaluer finement la capacité des politiques publiques décentralisées à agir dans le sens d’un progrès social répondant aux besoins individuels tout en veillant, en même temps, au développement d’une solidarité qui unit une protection garantie nationalement à une action sociale impliquée territorialement.

Par la qualité de son équipe, de ses études et de ses analyses, par l’échange et le croisement des regards que sa composition pluraliste permet et par l’interpellation que produit la communication de ses travaux, l’ODAS est non seulement un outil au service des responsables publics mais aussi et surtout un formidable vecteur de compréhension, de sensibilisation et finalement d’appropriation des enjeux sociaux par la société toute entière".

Michel Dinet
Président de l’ODAS de 2005 à 2014
Ancien Président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle
Ancien Vice-président de l’Association de Départements de France
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Le 29 mars 2014, Michel DINET était victime d’un accident. Parti, trop tôt, trop vite, trop brutalement… Son décès laisse l’équipe de l’Odas, qu’il présidait depuis 2005, sous le choc et dans un profond désarroi, comme tous ceux qui ont eu la chance de cheminer un temps à ses côtés. Sa stature imposante et son charisme, son verbe direct, ses emportements salutaires, tout comme son écoute attentive et la bienveillance malicieuse du regard qu’il pouvait poser sur chacun de nous, nous manquent. Par son humanité, son attachement sans faille à une démocratie vivante accessible à tous les citoyens, sa vision structurante du rôle des collectivités locales, il incarnait ce vivre ensemble et cette décentralisation moteur du pacte républicain, chers à l’Odas. Nous continuerons à partager avec vous le message qu’il ne cessait de transmettre.

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« Observer pour mieux décider », par Christophe Béchu

Investi depuis plusieurs années au sein de l’Odas, je suis heureux de succéder à Pierre Méhaignerie, qui en assurait jusqu’alors la présidence par intérim suite au décès de Michel Dinet.
Au sein de l’économie réelle, la nécessité d’investir dans la (...)

Investi depuis plusieurs années au sein de l’Odas, je suis heureux de succéder à Pierre Méhaignerie, qui en assurait jusqu’alors la présidence par intérim suite au décès de Michel Dinet.

Au sein de l’économie réelle, la nécessité d’investir dans la recherche et le développement est une conviction partagée par tout le monde depuis bien longtemps. Ce n’est pas le cas dans le social où l’observation n’est pas encore considérée par tous comme une évidence, alors qu’elle constitue un moyen incontestable d’améliorer l’efficacité de la dépense publique.

C’est la raison pour laquelle j’ai à cœur de participer pleinement aux missions défendues par l’Odas, dont l’indépendance constitue selon moi une véritable force. En effet, de nombreuses collectivités (communes et départements) sont investies au sein de l’association, ainsi que des institutions de protection sociale, des associations et des entreprises, le tout régi par un principe de neutralité. Le conseil d’administration et le nouveau bureau qui m’entoure reflètent également cette diversité, aussi bien politique, géographique qu’institutionnelle. Cet observatoire travaille donc de manière très collégiale et trans-partisane.

Par ce fonctionnement œcuménique et sa culture de l’observation et de la recherche collective, l’ODAS incarne cette capacité à échanger sur les pratiques inspirantes ; à éclairer les acteurs publics sur les moyens mobilisés et les actions mises en œuvre ; et au final, à se poser les questions et à apporter les réponses qui permettront demain d’optimiser les choix et les décisions des élus ainsi que les dépenses publiques.
En outre, c’est tout simplement de « mieux observer pour mieux décider » dont il s’agit, et de travailler à faire correspondre demandes et réponses sociales. A titre d’exemple, l’ODAS a apporté sa contribution à la loi du 5 mars 2007 reformant la protection de l’enfance et à faire évoluer les pratiques en la matière. Ayant été Président du « 119-Allo enfance en danger » pendant trois ans, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur.

Si l’on pense que les solutions ne viennent pas d’en haut, si l’on considère qu’il faut qu’on soit en capacité de faire la preuve de ce que l’on avance à travers des expérimentations, si l’on souhaite optimiser la réponse publique face aux nouveaux enjeux sociaux, alors jamais l’observatoire n’a été aussi important.

Christophe Béchu
Président de l’ODAS
Maire d’Angers
Sénateur du Maine-et-Loire
Ancien président du Conseil général du Maine-et-Loire

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