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Enquête – Parentalité et confinement dans l’Oise

Quels sont les effets du confinement sur la parentalité dans l’Oise ? Quels constats positifs et négatifs tirer de cette période particulière ? Il y a quelques semaines, la CAF de l’Oise soumettait ces interrogations dans le cadre d’un appel à projet auquel l’Institut de Formation Sociale des Yvelines (IFSY) a répondu en associant l’Odas.  Lundi 14 décembre, l’Odas animait deux webinaires organisés par la Caf de l’Oise, afin présenter les résultats de l’enquête menée auprès de parents et professionnels du département sur ce sujet

Afin d’apporter des éléments de réponse aux interrogations soulevées par la Caf de l’Oise, l’Odas a construit deux questionnaires, un à destination des professionnels (30 structures répondantes), l’autre à destination des parents (2000 répondants). Les résultats ont été présentés lundi 14 décembre dans le cadre de deux webinaire sur le thème de la parentalité (le premier à destination de professionnels du soutien à la parentalité, le deuxième avec des parents invités à se joindre aux professionnels), organisé par la Caf de l’Oise et animé par Didier Lesueur, directeur général de l’Odas et avec les interventions de Marie-Agnes Feret, chargée d’études à l’Odas, et Annette Glowaki, présidente de l’AFIREM (Association française d'information et de recherche sur l'enfance maltraitée).

Comme pour l’enquête récemment publiée « Protection de l’enfance : quand le confinement révèle des pistes d’amélioration », il en ressort un constat sans appel : la crise est un révélateur des transformations et des fractures de notre société. Mais elle permet également de mettre en avant des améliorations possibles.

Des difficultés liées au confinement…

Pour les parents, les difficultés rencontrées lors du confinement résident par exemple dans l’accompagnement aux devoirs, l’absence de cantine ou d’activités, un rythme bousculé, ne pas avoir de temps pour soi, gérer le télétravail et les enfants, suivre la scolarité lorsqu’il y a plusieurs enfants, l’accès à un seul ordinateur lorsque plusieurs personnes en ont besoin, les difficultés financières, les disputes entre enfants, l’isolement… Avec par exemple sur ce dernier point une nette démarcation des familles monoparentales qui sont deux fois plus nombreuses à se déclarer isolées.

Les professionnels citent quant à eux les actions annulées faute de participants, l’inégal accès aux outils numériques, le télé travail qui ne permet pas la disponibilité des parents, les limites des contacts distanciés avec la disparition des échanges informels, des familles qui perdent le lien…

…mais aussi des expériences positives

Les parents soulignent par ailleurs l’importance d’avoir passé du temps ensemble avec leurs enfants, tout simplement. Les premières fois vécues ensemble : marcher, la propreté, écrire, lire, faire du vélo… Du côté des professionnels également on fait des constats positifs : les liens conservés avec les  familles contre toute attente, l’impact positif de la visioconférence, des suivis facilités, des activités qui ont pu continuer, des parents qui se sont révélés plus acteurs qu’habituellement…

Espérons désormais que les enseignements tirés de cette crise permettront de mieux adapter les pratiques professionnelles et les dispositifs.

Contact : Marie-Agnès FERET, Chargée d’étude enfance/famille.